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Rêveries
11 août 2022

L'été de tous les dangers - Roman photo

L'histoire se déroule par une belle journée d'été.

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                                                                                 Il manque un S !

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56866307-59F8-4F8C-B011-48AA4F36BD64Les librairies indépendantes, écrire des légendes sous des photographies à l'aide d'un clavier virtuel installé sur l'écran d'un téléphone n'est pas de tout repos, l'ivresse du café complique tout...

- Encore des livres !!! Hurle la bibliothèque surchargée.
- Oui, cafés et livres vont de pair.

1 août 2022

L'été de tous les dangers - Fête nationale

1291 - 2022, le bel âge !

1er août 2022
Ciel ! Un poulpe dans l'évier
Filmé le 1er août 2022
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

31 juillet 2022

L'été de tous les dangers - LES BRUNES COMPTENT PAS POUR DES PRUNES

« Une prune n’en veut pas à l’homme qui la mange, mais au paysan qui a planté le prunier »
Trésor de la pensée japonaise entendu dans « Bullet Train », réalisé par David Leicht

                               

                               Les brunes comptent pas pour des prunes, Lio

9 juillet 2022

L'été de tous les dangers - Fruits de saison

Abricots du Valais, groseilles rouges et blanches, framboises et cerises de la région de Morat

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Deux aubergines posent pour la postérité. 

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4 juillet 2022

L'été de tous les dangers - Devoir de Lakevio No 130 - Incipit

 

Incipit

« Comme il faisait une chaleur de trente-trois degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert. »
Me voilà à Paris. Le voyage en incipit n’est connu que des rêveurs et de quelques excentriques anglais, les rois du voyage depuis le Grand Tour jusqu’à nos jours. Voyager en incipit nous épargne les attentes interminables dans des aéroports bondés, paralysés par une pénurie de personnel et des grèves surprises ; l’incipit économise nos nerfs en évitant de voyager dans des voitures de chemin de fer remplies de touristes, de wagons à la climatisation absente alors qu’il fait une chaleur de trente-trois degrés sur le boulevard Bourdon.
Je n’ai pas revu la Ville lumière depuis 2017, c’était bien avant le port du masque dans les transports publics. Mimi mourait dans l’espace intersidéral dans ce luxueux paquebot de la Bastille, les chinois confondaient course à pied et visite, dans les salles du musée Picasso où se tenait une exposition thématique du peintre considéré comme l'un des fondateurs du cubisme, « 1932, année érotique », un foule immense, massée sur les Champs Élysées rendait un dernier hommage à Johnny comme ce lundi 1er juin 1885 lorsque le catafalque de Victor Hugo se fraya un chemin dans une foule de près de trois millions de personnes.
- Vous avez fait un bon voyage ?
- Un voyage rapide et confortable.
- Vous êtes venu comment ?
- En Flaubert !
- Le retour aussi ?
-Non, le retour se fera en Conan Doyle, les chutes du Reichenbach se trouvent à 43 kilomètres du petit village dans les montagnes.
« Élémentaire » fut la dernière parole que prononça l’Inconnu du Nord-Express avant de tourner les talons et de me laisser en plan au coin d’une rue. Un imposant parapluie bulgare ruisselant de pluie m’encombre. Il pleuvait quand je suis parti, à l’aube. Le Lombach rugissait au fond de la vallée, les eaux gonflées par les pluies. Un orage violent avait ponctué la nuit. Le seul inconvénient du voyage en incipit, c’est qu’il est impossible de dire quel temps il fait à Paris ce lundi matin 4 juillet 2022 à 08h29. L’esprit est à Paname mais la carcasse se traîne dans la cuisine pour tenter de confectionner un déjeuner (petit-déjeuner dans la capitale française). Il a cessé de pleuvoir. Des nuages passent aux flans des crêtes rocheuses. Un coq chante depuis un bon quart d’heure.
- Vous faites quoi à Paris ?
- J’ai un rendez-vous, un devoir à rendre, et quelques ratons laveurs à adopter.
- C’est où votre rendez-vous ?
Debout devant le zinc d’un bar tabac je converse avec « un grand plombier zingueur habillé en dimanche et pourtant c’est lundi. » Le gars m’abandonne en disparaissant dans le soleil. Le patron du bar ne croit pas une seconde que trois paysans viendront régler les consommations.
La cafetière italienne est sous pression et l’odeur du café se répand dans la cuisine ouverte sur le salon salle à manger et fini par réveiller mon fourmilier apprivoisé. C’est un descendant du fourmilier géant que Dali promenait dans les rues de Paris à la fin des années 1960. Les nuages s’évaporent peu à peu et de timides rayons de soleil réchauffent le petit village dans les montagnes.
Pour me déplacer dans Paris j’ai un plan envoyé par bélinographe. C’est le Goût qui depuis quelques années propose le devoir du lundi, avant c’était Lakevio. Mon premier devoir date du 6 mars 2016.
Je suis en perdition dans Paris avec un bélinogramme et des instructions concoctées par le Goût.

« Devoir de Lakevio No 130
C’est le dernier devoir de l’année.
Alors je me fais plaisir.
J’abandonne Montmartre pour les quais de la Seine.
Cette toile de John Salminen me plaît.
C’est une raison suffisante pour que je vous demande ce que vous pensez en voyant cette « boîte » de bouquiniste.
À moi elle évoque comme dit Françoise Hardy « Tant de belles choses ».
Et à vous ?
Peut-être ne serez-vous pas encore partis en vacances lundi. »

Je dois trouver une boîte de bouquiniste, peinte en automne, alors qu’il fait une chaleur de trente-trois degrés, sur le boulevard Bourdon. Dans mon souvenir, il n’y avait pas d’arbres entre les bouquinistes et la Seine, cette Seine chantée sur les scènes du monde entier par Piaf, Montand, Aznavour, Patachou, Trenet, Mireille Mathieu.
J’ai envoyé un pneumatique à Heure-Bleue pour obtenir quelques éclaircissements. En attendant une réponse à mon pneu, je fouille mes cartons de livres. Mes livres dispersés aux quatre points cardinaux sont enfin réunis dans ma cave. Il me reste à commander des bibliothèques à une entreprise suédoise de prêt à monter et de passer des journées entières à déchiffrer le mode d’emploi traduit de l’idiome d’August Strindberg en 23 langues par une intelligence artificielle. A l’évocation de Strindberg, je pense à « Mademoiselle Julie », que j’ai vu à la Comédie de Genève en novembre 1988. Une mise en scène de Matthias Langhoff qui a fait date. Une pièce que j’ai revue au théâtre de l’Athénée à Paris en janvier 1989 dans la même distribution. Cette production de la Comédie de Genève a triomphé sur toutes les scènes d’Europe. Au tréfond d’un carton, je trouve le livre que je cherchais, le seul que j’ai acheté dans une « boîte » de bouquiniste. C’est « Creezy » un roman de Félicien Marceau, prix Goncourt 1969. Cette histoire a été adaptée au cinéma sous le titre « La race des seigneurs ». Réalisé par Pierre Granier-Deferre le film est sorti le 10 avril 1974, une semaine après la mort de Georges Pompidou.
Heure Bleue ne répond pas. Elle est occupée à rédiger son devoir du lundi.
Françoise Hardy me donnera peut-être un indice. J’enclenche mon vieux lecteur à K7 et j’écoute « Tant de belles choses ».
J’ai glissé les pages manuscrites de mon devoir du lundi dans une grande enveloppe. J’ai jeté cette enveloppe dans la boîte aux lettres qui est adossée à l’agence postale, qui est aussi un tea-room, une boulangerie et un magasin de dépannage. A 18h15, le chauffeur du car postal videra la boîte et le lettre commencera un voyage qui la mènera dans différents centres de tri automatique. Elle arrivera du côté de Montmartre à 5h, quand Paris s’éveillera…
C’est le dernier devoir de la saison.
« La cloche a sonné, l’école est finie.
Donne-moi ta main et prends la mienne… »

25 juin 2022

L'été de tous les dangers - Cafés

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Interlaken - Berne, wagon-restaurant, espresso, croissants et lecture
Le Niesen vu du train
Espresso et bouquet au Versa bar

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18 juin 2022

L'été de tous les dangers - Un petit noir au comptoir

Soleure, gare, 10h08, 24 degrés 
Caffè Spettacolo
Espresso, verre d’eau, croissant « rustico » 
(En attente d’une correspondance) 

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10 juin 2022

L'été de tous les dangers - Un concert à Yverdon, une pivoine dans un vase, un voyage en train, funiculaire, car postal, voiture

Pour prendre en photo cette pivoine blanche dans un vase, j'ai quitté le petit village dans les montagnes en car postal, un premier train avec un changement dans la Ville fédérale, un deuxième train. À la gare de Neuchâtel, funiculaire pour descendre en ville. À l’extrémité du Jardin anglais, le buste d’Alice de Chambrier, une poétesse neuchâteloise morte à l’âge de 21 ans. Passage dans une librairie située place Pury pour récupérer une commande, un livre de Pline l’Ancien : Histoire naturelle.
Montée à la gare en trolleybus. Train jusqu’à Gléresse. Je snobe le beau paysage du lac de Bienne et de l’île Saint-Pierre, où vécu brièvement Rousseau. J’ai le nez plongé dans l’Empire romain. Funiculaire Gléresse – Prêles, Prêles village du poète Francis Giauque (ICI), de là, car postal à destination du village des vacances de mon enfance.
Le soir, aller et retour à Yverdon en voiture pour assister au concert du 30e anniversaire du cœur Crescendo.

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6 juin 2022

L'été de tous les dangers - Les mystères de la nuit

126ème Devoir de Lakevio du Goût
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 Cette toile de Vettriano me fait irrésistiblement penser à Baudelaire.
Je verrais bien un devoir qui commence par :
« Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière »

Et qui finirait par :
« Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure. »
Ça, ce serait chouette…

Ce devoir est proposé par Le Goût (ICI)

 


« Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière »
Vers minuit un orage avait salué l’arrivée de l’été météorologique. La pluie parfois diluvienne avait cessé. Les horloges indiquaient deux heures. Un chat rasait les murs et de rares taxis chassaient l’eau du tarmacadam. Quelques fenêtres allumées, des rats dans une ruelle, un ivrogne trempé animaient cette nuit d’été naissant. La journée avait été chaude, la nuit moite, l’orage avait rafraîchi l’atmosphère.
Une fenêtre à guillotine était ouverte, le rideau de toile verdâtre n’avait pas été tiré. On pouvait voir à l’intérieur d’une chambre d’hôtel. Le mobilier était sobre. Une penderie, une lampe de chevet allumée diffusant une faible lumière, un lavabo à côté de la porte et un lit en bois massif composaient un décor désuet.
La tête reposant sur deux oreillers, un homme était allongé sur le lit. Vêtu d’un pantalon noir, d’un gilet bordeaux et d’une chemise d’un blanc différent de la literie, il lisait une lettre. Sa jambe gauche était repliée vers le bassin. Il fumait une cigarette. La fumée grisâtre montait en volutes en direction du plafond.
L’incipit de la lettre le plongea dans la rêverie et l'homme relâcha son bras droit qui se posa sur le bord du lit. La lettre se balançait mollement au bout de ces doigts. On pouvait y lire la dernière phrase,
« Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure. »

23 mai 2022

Ça swing

Manhattan

Manhattan · California Ramblers

Overview of American Songs (1920 - 1936) (53 Success)

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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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