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Rêveries
6 avril 2016

Après-midi...

Un après-midi d'avril vers 16 heures 35.
Un ciel presque d'été, joue au-dessus de la Ville fédérale.
Les ours doivent être sorti de leur tanière...
Ce soir, on mangera chinois.
Des baguettes remplaceront fourchettes et couteaux pour saisir les morceaux de canard laqué.
Les passagers sont mêlés à un dîner asiatique.
Ils se regardent, ce soir on mangera chinois, mais où?
Le voyageur indiscret n'a pas songé à citer le nom de l'auberge.
L'inspecteur MST enquête...
Les bourgeons éclatent...
Dans le tram, on chuchotte que c'est le printemps!

plus tard

La floraison des magnolias de Corée, sur la Place de la Gare, resplendit dans la belle lumière du soir.
Les fleurs embaument quand on passe dessous.

6 mars 2016

Les oiseaux...

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

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Jackie Knott - Pause à Montmartre

Les oiseaux...

Cinq canaris échappés de leur cage dorée discourent dans un parc. A quelques mètres, un homme d'affaires discret lit les nouvelles économiques dans une édition du soir d'un grand quotidien parisien. Du coin d'un œil il épie les oiseaux. Posé à côté de lui, sur un papier, un sandwich attend sa dernière heure. Un chat observe cette scène inédite. Il est en position d'attaque blotti sous un banc. L'homme d'affaires partage son pain avec les canaris. Il jette de temps à autre des miettes en direction des volatiles. Un chien perdu sans collier, gambade vers cette scène étrange. Il s'arrête. Cinq canaris picorent des miettes de pain. Un chat en embuscade se lèche les babines. Le chien a repéré le chat. L'homme d'affaires est plongé dans la lecture de son journal, quand soudain, il se lève, fait un saut en direction des oiseaux. Les canaris s'envolent, le chat est coupé net dans son élan meurtrier et le chien qui a humé l'odeur d'une élégante bergère allemande se sauve.
- J'ai cru voir un gros minet! s'exclame l'un des canaris...

11 février 2016

1er jour du carnaval

Le début de semaine fut calme, dans la Ville fédérale. C'est les vacances scolaires. La ville vivait au ralenti. Il était aisé de trouver une place à l'Adriano's bar. Aujourd'hui, cependant, l'animation a gagnée la vieille ville. C'est le premier jour du carnaval. Il s'achèvera samedi soir. Depuis la cuisine de l'appartement aux papillons, on entend au loin, par la fenêtres entrouverte, les groupes de guggenmusik. Ça chauffe là-bas. Cet après-midi la musique avait déjà envahi les rues...

P.-S. Ne pas oublier d'écouter, sur France Culture, les aventures de Tintin et les cigares du pharaon.

12 janvier 2016

Les miettes

Menu du 31 décembre 2015


Salade composée de mâche, racine rouge crue et coeur d'artichaud
Huîtres
Homard (canadien) bien vigousse avant la cuisson
Fromage, Petit pavé d'Auge au lait cru, fromage à pâte dure au lait cru du Vallemaggia (Tessin) et de Riggisberg (village situé non loin de la Ville fédérale)
Bûche maison à la noisette, crême au beurre café

Café
Eau Volvic
Vin: Aragonia 2011




Ci-dessous, Trilogie d'oie de la ferme d'Artus, légumes d'hiver. Plat dégusté dans un restaurant.

Peu avant Noël, un fera du lac de Morat a fait la connaissance du four de la cuisine de l'appartement aux papillons! Farci d'herbes, arrosé de vin blanc et d'un filet d'huile d'olive, posé sur des rondelles de citron, ce magnifique fera à passé 20 minutes au four chauffé à 200 degrés.  

Menu du 2 janvier

Crevettes passées à la poêle avec de l'ail
Pot au feu de foie gras.
Le foie gras cru est un foie de qualité médiocre. Il n'y a pas grand choix et il faut quitter la partie alémanique de la Suisse pour s'approvisionner. Ici, la commercialisation du foie gavé est interdite, mais pas la consommation.

 
Un café croissant à l'Adriano's bar le 1er janvier...

 

Remise au goût du jour du fameux avocat crevettes, incontournable dans les années 1980!
La mayo est faite à base d'huile d'avocat, oeufs, vinaigre, sel de mer et romarin. Tous les produits constituant cette mayonnaise faite aux USA sont bio.

Cabri en cocotte, une recette corse. Oignons, aulx, persil, huile d'olive, coulis de tomate, vin rouge, cabri... mijote dans la cocotte bleue.
Un délice!

Un café accompagne les biscuits confectionnés par ma soeur. Un classique des fête de fin d'année.

 Coeurs de poulet flambés au cognac, avec champignons, oignons de roscoff, ail rose de Lautrec, chou frisé du Seeland, piment d'Espelette, herbes...

Petit déjeuner, oeufs sur le plat et huîtres
Café...

 

30 novembre 2013

Dernier jour de novembre...

En ce dernier jour de novembre, le soleil se fait timide. En ouvrant les volets, ce matin, c'est un décor blanc de neige qui s'offre aux pupilles...

Berne - Kabelsalat - Zytglogge


Film réalisé par jeanjacques666

Berne, au fil des heures...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques bulles bues au Cesary bar...
A l'heure de l'apéritif du soir...
Pour un réchauffement illusoire
du corps et un chasse-spleen de l'esprit...
Novembre s'achève dans une nuit froide sous un vaste toit d'étoiles...

24 octobre 2016

Caravane

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)


marion tivital 89

Oeuvre de Marion Tivital



Une ombre passa sur le sol aride. Un vaisseau se posa lentement sur le sol de gravier. Quelques rares végétaux poussaient au milieu du pierrier.
-J'envoie un rapport d'atterrissage? Demanda Tom.
-Pour la forme, répondit en soupirant Neil.
Le vaisseau était une vénérable machine âgée de plus de vingt ans. Les avaries ne se comptaient plus. Les réparations devenaient de plus en plus ardues, faute d'assistance technique et par manque de pièces détachées.
Partis pour une mission de cartographie dans une région située à quatre années lumière de la Terre,
Tom et Neil avaient perdu le contact avec l'orange bleue depuis plusieurs mois. Ils erraient dans l'espace à la recherche de nourriture. Un robot domestique, Triple X, les accompagnait.
L'endroit où ils venaient de se poser semblait habiter.
Sans un mot, l'équipage se prépara pour quitter le véhicule.
- Oxygène 9/10...Sortie possible. Égrena triple X.
Le trio passa le sas d'entrée et marcha lentement en direction d'une caravane. Du linge séchait sur une corde soutenue par trois piquets. Les habits jaunes, blancs ou bleus égayaient le décor grisâtre.
Une silhouette sorti de la maisonnette à roulettes. Elle fit un salut de la main.
-On ne tire que sur mon ordre lança Neil.
-Hello, on m'appelle Jean de la Lune.
Un éclair illumina, une fraction de seconde le décor.
--J'ai dit, On ne tire que sur mon ordre hurla le commandant.
Il ne restait de la silhouette qu'un jpetit harmonica gisant sur le sol.
Un second éclair désagrégea Neil. Tom compris que Triple X ne répondait plus aux ordres. Il couru en zigzaguant, mais il n'échappa pas au troisième éclair.
Une ombre passa sur le sol aride. Le vaisseau s'éloignait lentement, piloté par Triple X.
Une musique s'échappait de la caravane. Un petit transistor, posé sur le lit laissait entendre Mozart. Au-dessus du lit, qui occupait la moitié de l'espace, un tableau était accroché. Cette peinture était devenue mythique lors de sa disparition, il y a plusieurs siècles. On y voit une jeune femme léchant une vitrine. Elle est vêtue de blanc et regarde des bijoux savamment disposé dans la vitrine d'un joaillier. A l'arrière plan, l'esquisse d'une voiture, moyen de transport à l'époque.
Un chaton déboula de dessous la caravane en poursuivant un papillon. Il poussa un miaulement puis le silence s'installa...
Une odeur de café flottait autour de la caravane.

5 septembre 2016

60e été - La rentrée

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com


Claude Gaveau - A l'ombre


La rentrée

Cette expression est inconnue en pays germanique. En plus , la rentrée a eu lieu il y a longtemps et les chères têtes blondes pensent déjà aux 3 semaines de vacances de la fin septembre!
C'est donc la rentré, la rentrée radiophonique, romancière, le roman annuel d'Amélie est sur les étals, télévisuelle, écolières, politique, les cacochymes des promesses non tenues, en file, l'une à gauche et l'autre à droite, marchent vers les primaires, chansonnière,  et, comme le mouvement perpétuel, etc, etc...
La rentrée la plus attendue est celle du tableau du lundi proposé par Lakevio. Pas de chance pour ce lundi de rentrée, le tableau proposé "À l'ombre" peint par Claude Gaveau et qui déclenche l'inspiration chez les participants, a disparu. Enlèvement, vol, farce de potache, cette ombre au tableau de la rentrée laisse perplexe le commissaire Juve. Fantômas aurait encore frappé?
Il faut consulter sans tarder la tante Adèle, une érudite en peinture, ont décidé les chats du quartier, qui font leur propre enquête. Les félins, qui ont de la ressource, ont affrété un pédalo pour  gagner l'île enchantée de la tante Adèle. Un satellite espion a localisé les chats pédalant à vive allure. Ils remontent le Nil en direction de la source. 
Le premier lundi de septembre, c'est la foire de Chaindon.  C'est la plus importante manifestation du Jura bernois. Elle se déroule à Reconvilier. Elle attire chaque année près de 35000 visiteurs pour une population villageoise de 2700 habitants. Elle fut longtemps le plus important marché aux chevaux d'Europe. C'est sous la pluie que la foire a commencé. La panthère rose enquête. Pas l'ombre d'un doute, le tableau disparu pourrait être le premier prix décerné à la plus belle jument ou récompenser le gagnant d'un tire-pipe.
Gaston, déguisé en spéléologue, fouille les réserves des grands musées d'Europe.
La National Aeronautics and Space Administration, en français l'Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace, plus connue sous son acronyme NASA, prétend que le code, tagué sur le module lunaire resté dans la mer de la Tranquilité lors de la première expédition sur notre satellite naturel, donne accès à une image assez proche du tableau proposé par Lakevio. Champollion est en pleine réflexion en analysant ces chiffres et ces lettres:
De toute façon, il y a des boulettes au frigo...
14 août 2017

L'été russe - La rentrée

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com
marc chalme

CANULAR

Deux fous, orgueilleux et sourds aux conseils, brûlent d'impatience d'expérimenter, grandeur nature, la guerre thermonucléaire...

 ... Pendant ce temps, attablé au Colonial bar , Jim sirote des espressi en lisant "Ada", un roman d'Antoine Bello. Les perspectives de cette histoire sont inquiétantes...

 ... Une jeune femme, vêtue d'une robe de couleur vert bouteille, tenant un livre à la main, descend avec nonchalance l'escalier de la maison familiale. Elle lit "L'Exil et le Royaume" de Camus. Copyright Librairie Gallimard 1957, Achevé d'imprimer 4 mars 1957, Dépôt Légal 1er Trimestre 1957...

 ... 4 mars 1957, un peu plus de deux mois après la parution du livre, naissait un humanoïde, qui, soixante ans plus tard, se saoulera d'espressi dans la Ville fédérale. Dans deux autres capitales, les maîtres joueront au jeu de "qui perd gagne" afin de savoir qui déclenchera le premier le cataclysme nucléaire...

 ... Pendant ce temps, la jeune femme à la robe de couleur vert bouteille, cherchait sa mère dans les pièce du rez-de-chaussée. Elle avait trouvé dans le recueil de nouvelles une lettre datée de mars 1967. Elle avait reconnu l'écriture de sa grand-mère et la dessinatrice semblait être sa mère...

 ... A Paris, Lakevio, la célèbre galériste, peaufinait l'accrochage de son exposition automnale. Une entreprise de transport réputée venait de lui livrer un tableau mystérieux. Aucun document n'accompagnait cette peinture. On voyait une jeune femme descendant nonchalamment l'escalier de la maison familiale. Elle tenait dans une main les feuillets d'une lettre. La jeune femme, d'une trentaine d'années, vêtue d'une robe de couleur vert bouteille, cherchait sa mère. Elle voulait des explications concernant un embriolo familial dont elle n'avait eu que des explications de façade et qui était détaillé dans une missive oubliée dans un bouquin. Lakevio décida de placer cette toile mystère à l'entrée de la galerie...

 ... - j'ai placé des notes à mettre au propre de façon à créer une histoire, à côté de votre ordi.
- Bien chef, répondit une jeune femme vêtue d'une robe couleur vert bouteille.
- Il faudra faire un effort. La semaine passée, nous avons fait une audience nulle, votre texte était nul. On a perdu 26% de parts de marché. Encore un faux-pas et nous nous quitterons en bons termes....

 ... Pendant ce temps, Jim pensif imagine Ada, intelligence artificielle, vêtue d'une robe vert bouteille. Selon les magazines de mode, la tendance de l'automne 2017 est à la robe de couleur vert bouteille unisexe...

 ... Dans son bureau paysager, la jeune femme ruminait. Elle ne voulait pas être virée. Elle composa un numéro sur le cadran d'un vieil appareil. Elle murmura dans le combiné: - Allô New-York, je voudrais le 22 à Asnières...

 ... Un feuillet du précieux manuscrit par un curieux courant d'air c'est retrouvé dans la rue. Il a échoué sur le comptoir d'un food truck et a servi de cornet pour une portion de frites...

 - c'est toi Amélie? -Oui, Ada -Je t'envoie le brouillon du patron. Il faut que tu me fasses un texte brillant. Je suis virée au moindre point virgule de travers. - Je ferai mon possible, mais je suis en tournée promotionnelle pour mon nouveau roman qui va sortir.

 

NOTES DE BAS DE PAGE Le début du texte est un gazouillis envoyé dimanche. Le compte Twitter peut être identifié en sachant que deux mots ont un #, guerre et thermonucléaire. L'auteur de ce gazouillis tient un blog où la rêvasserie est de mise. Ce n'est pas @pontifex_in. Le feuillet qui a servi de cornet, gras d'huile et de mayonnaise, est illisible. Il contait la brève arrestation de Lakévio par la police des douanes. Accusée de trafic de tableaux et de séquestration de la mère d'une jeune fille vêtue d'une robe couleur vert bouteille, elle a finalement été lavée de tout soupçon, cette veille de 15 août.

 La canicule a repris son bâton de pèlerin, dans la villa familiale résonne la 7e symphonie de Bruckner jouée par le Symphoniaorchester des Bayerischen Rundfunks dirigé par Eugen Jochum. C'est une oeuvre difficile d'accès, mais après quelques écoutes, elle devient plus familière. Elle évoque l'été.

 Les devoirs de vacances me donne des céphalées. Je vais prendre un cachet. Sur la boîte d'Alka-Seltzer, il est écrit: À prendre à minuit, parce qu'il est minuit à Alka-Seltzer!

 Si le temps le permet et la technique ne s'y oppose pas, les entrées du journal électronique sont mises en ligne à 22h15.

 ... Dans la nuit tombante, une voiture noire, conduite par Jim, ralentit. La glace arrière se baissa. Une jeune femme, vêtue d'une robe couleur vert bouteille se pencha et cria: - Et les chats, vous avez oublié de parler des chats du quartier. La voiture accéléra et se fondit dans la nuit. Furtivement il avait été possible de voir Lakevio, assise à côté de la jeune femme, tapotant sur une tablette. Elle composait les invitations pour son exposition d'automne...

 

(A SUIVRE)

6 juin 2022

L'été de tous les dangers - Les mystères de la nuit

126ème Devoir de Lakevio du Goût
Heartbreak Hotel.jpg

 Cette toile de Vettriano me fait irrésistiblement penser à Baudelaire.
Je verrais bien un devoir qui commence par :
« Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière »

Et qui finirait par :
« Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure. »
Ça, ce serait chouette…

Ce devoir est proposé par Le Goût (ICI)

 


« Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière »
Vers minuit un orage avait salué l’arrivée de l’été météorologique. La pluie parfois diluvienne avait cessé. Les horloges indiquaient deux heures. Un chat rasait les murs et de rares taxis chassaient l’eau du tarmacadam. Quelques fenêtres allumées, des rats dans une ruelle, un ivrogne trempé animaient cette nuit d’été naissant. La journée avait été chaude, la nuit moite, l’orage avait rafraîchi l’atmosphère.
Une fenêtre à guillotine était ouverte, le rideau de toile verdâtre n’avait pas été tiré. On pouvait voir à l’intérieur d’une chambre d’hôtel. Le mobilier était sobre. Une penderie, une lampe de chevet allumée diffusant une faible lumière, un lavabo à côté de la porte et un lit en bois massif composaient un décor désuet.
La tête reposant sur deux oreillers, un homme était allongé sur le lit. Vêtu d’un pantalon noir, d’un gilet bordeaux et d’une chemise d’un blanc différent de la literie, il lisait une lettre. Sa jambe gauche était repliée vers le bassin. Il fumait une cigarette. La fumée grisâtre montait en volutes en direction du plafond.
L’incipit de la lettre le plongea dans la rêverie et l'homme relâcha son bras droit qui se posa sur le bord du lit. La lettre se balançait mollement au bout de ces doigts. On pouvait y lire la dernière phrase,
« Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure. »

27 février 2017

24 décembre. (Étude)

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

andrew wyeth

Andrew Wyeth 

 

24 décembre
(Étude)

Imprimés dans la neige fraîche, des reliefs très striés, sans doute, des semelle de bottes sortaient de la forêt. Les traces d'un animal, probablement un chat,  semblaient suivre ce sentier improvisé. Il neigeait. Le ciel était gris, les flocons tourbillonnaient. La chatte noire, qui accompagnait une silhouette grise, celle qui laissait des empreintes, attirait le regard dans ce camaïeux de gris.  Elle ronronnait et se frottait contre les bottes du marcheur.
-Oui, Minette, on n'est pas encore arrivé. 
La cloche de l'église frappa quatre coups. Le jour commençait à ce confondre avec la nuit. Le voyageur passa devant le pensionnat de l'Alice. L'hiver, une vingtaine de jeunes filles venaient de Suisse alémanique pour apprendre le français. On les voyaient parfois se promener dans le village, on les côtoyait tous les dimanches au culte. Une seule fenêtre était éclairée dans la grande bâtisse, en ce vendredi 24 décembre. Le pensionnat était fermé. Les pensionnaires avaient rejoint leur famille, en Suisse centrale ou orientale. Pendant deux semaines, elles renoueront avec leur dialecte, uranais, schwitzois  ou appenzellois. 
-Bonjour Martha
-T'es qui toi?
-Aline, la petite fille d'Adrienne
-Mais, je ne t'avais pas reconnue, avec ce manteau, ces bottes et cette besace.
-j'ai bien chaud.
-Tu n'est pas venue avec l'autobus. Il est pas encore cinq heures.
-je suis montée à pied, depuis Le Landeron
Elle aimait l'endroit juste au-dessus du Landeron, entre les vignes et la forêt. C'est là que viennent mourir les dernières garrigues.  Aujourd'hui, la neige amortissait les sons et donnait au paysage un air vaporeux. Le paysage qui, à la belle saison, permet de voir les trois lacs, ne ne laissait entrevoir qu'un morceau du lac de Bienne et la bande de terre qui fait de l'île Saint-Pierre une presqu'île. Avant la correction des eaux du Jura, c'était une île. Jean-Jacques Rousseau, chassé de partout, y avait trouvé refuge pendant quelques semaine. 

- je dois passer à la poste. Bon Noël, Martha
-Bon Noël, Aline
La poste était en face du café du commerce et d'un magasin où l'on trouvait les denrées principales et les bouteille de gaz. A deux pas de la poste se trouvait une des six fontaine du village; la plus récente, installée pendant la 1ère guerre mondiale. Seule, celle du bas du village avait encore sa fonction originelle, abreuver le bétail. En hiver, quant les vaches restent à l'écurie, on pouvait voir les bovins du Camille boire à la fontaine, soir et matin.
-Salut, Willy, je voudrais des timbres pour ces deux lettres. C'est pour le Canada, par avion.
-Tu es toujours à Lugano?
-Oui.
Dans la besace d'Aline ouverte devant le guichet, on distinguait de petits paquets cadeau et un roman paru en 1903, Le régent de Lignières d'Oscar Huguenin. 
Elle paya les affranchissements discuta quelques instants avec le buraliste et sorti.  Il neigeait de plus belle. Elle était heureuse, elle aimait la neige à Noël. Elle passa à la boulangerie. 
-Bonjour Ilda.
-Eh! Bonjour, bonjour.
-Il y a quelque chose à prendre?
-Oui, c'est préparé. Tu seras là demain soir?
-Oui, bien sur!
Demain soir, à huit heures les cloches du temple sonneront à toute volée pour le culte de Noël. La grand-mère d'Aline tiendra l'orgue, les enfants de l'école du dimanche joueront le mystère de Noël. Les anciens d'églises allumeront les bougies qui orneront un immense sapin dressé près de la chair. Le temple sera plein à craquer. 
Elles pris les paquets et reparti sous la neige. Chaque personne rencontrée retardait son arrivée à la maison. Ce soir, tout le village chuchotera que l'Aline était là pour Noël. Que sa soeur et son frère étaient arrivés par l'autobus de six heures et que...
Elle arriva "aux Broues" en brassant la neige.  La traite des vaches avait commencé.  On entendait le moteur de la machine à traire. Elle entra par la grange. Un corridor mal éclairé donnait accès aux chambres et,au fond, à la cuisine. Elle couru à la cuisine embrasser sa grand-mère, puis gagna sa chambre. Elle ouvrit la fenêtre afin de tirer les volets. Il ne neigeait plus. Le ciel se dégageait. La nuit sera froide. Aline pensa que si le soleil se déciderait demain, le paysage sera magnifique., une vraie journée de Noël. Au loin, on entendit sonner cinq heures. Aline sourit, elle avait mis plus de temps pour traverser le village que pour monter depuis la gare, à travers les vignes et la forêt, et atteindre les premières maisons du village.
Ce soir, comme disait la gramd-mère, on garnira le sapin.
Aline ferma les volets de sa chambre.
  
 
7 octobre 2019

Le pont en pierre

Devoir de Lakevio du Goût N° 11

"Ce serait bien que ces mots, par lesquels vous commencerez votre devoir, vous inspirent :

« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles… »

Et vous le terminerez par cette phrase de Patrick, non, pas « Patriiiick ! », l’autre, Modiano : « Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. » Entre les deux, vous contez sans compter… À lundi."
Le goût se lit ICI


Le pont en pierre

« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles… »
Accoudé sur le parapet d’un pont en pierre qui surplombe la rivière, je fixe l’eau sombre. Les arbres, touffus à cet endroit, forment un toit au-dessus du cours d’eau. Il est presque minuit, les feuillages cachent la voûte céleste. L’obscurité est accrue par cette nuit sans lune. 

Tous les soirs, quand retentit une cloche lointaine qui égrène les douze coups de minuit, une forme blanche, légère et irréelle dérive au gré du courant de la rivière. Elle flotte entre deux eaux. Quelques grillons chantent des amours disparus. Des lucioles, lumignons argentés, accompagnent le passage de ce fantôme blanc. L’hiver, quand la rivière est gelée, la glace se retire pour laisser passer ce lys immaculé qui depuis la nuit des temps passe sous le pont de pierre.

Tous les soirs je quitte le pavillon que je loue pendant l’Été, le bel été. C’est un vestige de l’exposition nationale de 1896 qui se déroulait à Genève. Démonté, il a été reconstruit 150 kilomètres plus loin, au bord du plus grand lac entièrement en Suisse, à l’extrémité d’une plage de galets. La rivière que je remonte chaque soir jusqu’au pont de pierre se jette dans le lac où meurt lentement cette plage de galets, rongée par les vagues. Avant de traverser la plaine, le cours d’eau a creusé des gorges qui, à la belle saison attirent les promeneurs.

Un falot-tempête que je porte à bout de bras me guide sur le sentier qui borde la rivière. Le silence est bercé par une brise légère, quelques hululements d’une chouette (une chouette histoire dixit Le Goût !) qui part à la chasse aux rongeurs inquiètent, les grillons se sont tus. 

Un froissement d’aile, des brindilles qui volent en tous sens, le cris d’un mulot, une tache sombre qui se fond dans le ciel noir, les respirations reprennent, la souris compte ses petits, le concert des grillons redouble d’ardeur, la nuit sera douce.

Je pose le falot-tempête sur le parapet du pont en pierre. L’eau sombre glisse, saupoudrée d’étoiles, vers les eaux saumâtres du lac.  
Un silure inspecte les lieux puis l’ombre blanche passent, ses voiles blancs font comme une traîne. Je jette une tresse de fleurs qui s’accroche à son bras. Je murmure « Je t’aime Ophélie ». 

Les rumeurs de la ville chuchotent que ce vieillard qui bat le pavé de sa cane, tard dans la nuit, passait les Étés, les beaux étés de sa jeunesse dans un pavillon au bord du lac. On raconte l’avoir vu à minuit sur un pont en pierre parlant tout seul. Un berger qui gardait un troupeau de moutons dans la plaine ajoute qu’il aurait entendu prononcer le prénom d’une jeune femme, mais c’est si lointain cette histoire il a oublié. Il se dit qu'un fantôme en forme de lys passe sous le pont de pierre. Des poètes en parlent dans des textes énigmatiques.

Parfois des fêtards se postent sur le pont en pierre à minuit. Ils braillent, ils pissent dans l'eau sombre debout sur le parapet. Tout se fige de stupeur dans ces instants de désordre. La troupe repart, bruyante et hilare, l'un d'eux trempé est tombé dans la rivière.  Ils n'ont pas vu de fantôme, personne n'a jamais rien vu.

Si l'on s'approchait du vieillard qui, toutes les nuits arpente la ville en cherchant désespérément un pont dans cette ville désertique, et que l'on collerait son oreille contre ses lèvres qui bouge sans fin, on l'entendrait murmurer ...
« Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. »

2 décembre 2025

Les mois d'hiver - Demain le soleil ?

Chez les imériens...
Journée brouillardeuse !

Saint-Imier
Saint-Imier
Saint-Imier

Saint-Imier


                              (à suivre)

20 février 2017

Emma, Anna, Madeleine

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

Charles-W-Hawthorne -Three-Women-of-Provincetown
 Charles W. Hawthorne - Trois femmes de Provincetown

Emma, Anna, Madeleine
Pierre se cala dans le fauteuil directorial. Il appuya sur la touche 2 de l'interphone. 
-Marthe, je suis en conférence.
-monsieur Trompe, votre client, est arrivé pour la signature du contrat.
-je ne suis pas là!
-Mais...
Il lâcha la touche. Clic.
Le bureau, situé au 124e étage d'une tour, offrait une vue splendide sur la ville. La pièce était grande et meublée avec parcimonie. Un chat jaune, roulé en boule, ronronnait sur le radiateur. Un vaste bureau en verre occupait le centre de la pièce. Ses six pieds transparents reposaient sur un parquet en chêne, disposé en  point de hongrie.
Une bibliothèque Charles X contenait des microsillons 33tours 1/2 minute. Une platine et des enceintes complétaient le mobilier, sans oublier une chaise du Corbusier et quelques ratons laveur.  C'est sur la table qu'était concentrée la technologie du XXIe siècle.
Une tablette clignota. 
-Bonsoir Monsieur Pierre, je suis Iris de la galerie K und K. Nous passons dans trois numéros.
-Je suis branché sur votre site.
Le silence était presque total dans la pièce. Seul le bruit du ron ron du chat se faisait entendre.
Quelques minutes s'écoulèrent. Sur le bureau,   le catalogue de la galerie K und K était ouvert à la page 110...
-Lot No 410, annonça le commissaire priseur. "Les trois soeurs" peint par P.P. en 1957. L'enchère démarre à 12 millions.
Pierre se concentra.
-13 millions au téléphone, 17 millions dans la salle.
Les trois soeurs, qui posaient pour P.P., l'année de la naissance de Pierre, étaient des tantes de son père, les soeurs de son grand-père. A gauche du tableau, Emma, la cadette. Pierre s'étaient gavé de ses confitures de groseille à maquereau. En 1965 ou 66, sa tante Emma avait été amputée d'une jambe gangrenée. Le dernier souvenir fut d'une dame courageuse allongé sur un lit d'hôpital. Il était gamin et cela le troubla.
Au milieu du tableau, Anna, une maïeuticienne qui mit au monde tous les enfants de la famille de Pierre. Une femme de caractère.
A droite, Madeleine, la plus petite de toutes. Elle avait épousé un banquier.
Ces trois soeurs, toujours vêtues de noir, étaient mortes au début des années 1980.
-200 millions au téléphone, 215 millions dans la salle.
Pierre rassembla ses forces et annonça 250 millions. Il ne pouvait aller au-delà. Il ferma les yeux et attendit.
-250 millions une fois... Deux fois...
Le visage de Pierre se crispa.
-Trois fois, le marteau tomba.
Pierre sourit. Il se leva, posa un disque sur la platine. La symphonie No1 de Beethoven. Un enregistrement d'octobre 1957.  Le Philarmonia Orchestra est dirigé par Klemperer. Il poussa le volume au maximum. Le chat jaune, qui faisait sa toilette, perché sur le radiateur, resta perplexe. Il n'aimait que Mozart!
Pierre remplit un verre de whisky, alluma une cigarette, une de celle qui tue et regarda le lumière de la ville. Personne ne savait encore, qu'une toile célèbre peinte en 1957 par P.P., un peintre connu mondialement, échappait de justesse à l'appétit du Joker, retournait dans la famille de Pierre, ruinant au passage son empire financier. La nuit sera longue et agitées à Gotham City, pensa Pierre. 
30 janvier 2017

La Fièvre du samedi soir...

 Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

 Daniel Maidman - Rachel at the cafe

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR
Ils prenaient le thé dans le petit salon. La porte-fenêtre était close. Depuis dix jours, les températures négatives, entretenaient une pollution monstrueuse. Malgré le soleil et une douceur bienvenue, le rouge continuait d'être présent dans la courbe de la pollution ce samedi après-midi de fin janvier. 
A côté de la porte-fenêtre  était accroché une toile de Paul Rafferty intitulée  "Hydrangeas - Contre-Jour". Ce tableau suscitait la polémique. Les visiteurs reçus dans le petit salon voyaient des roses ou des pivoines, certains distinguaient cinq fleurs, d'autres en comptaient quatre. C'était pourtant des hortensias roses. Les originaux se trouvaient dans un vase posé sur le guéridon, que tante Dinah s'obstinait à confondre avec une table bouillotte.  A la T.S.F., l'émission littéraire évoquait Homère et son épopée l'Odyssée. Un péplum où l'on rencontre de gros bras et des femmes charmantes. L'histoire raconte, Ulysse résistant au chant des sirènes, parle de sa femme Pénélope hésitant entre la broderie et la confection de confitures, de courtisans ourdissant de mauvais coups et de Télémaque le fils maudit. La magicienne Circée remettra de l'ordre dans cette toile littéraire. Les écrans cathodiques, le dernier dimanche de janvier, à 20h00, donneront quelques pistes.
L'Impromptu n° 3 en si bémol majeur "Rosamunde" de Schubert mit fin à cet embrouillamini politico-financier-judiciaire qui secoua l'île d'Ithaque, bien des siècles avant la naissance de Rachel. 
"C'est nouveau ce tableau miniature posé sur le guéridon?" Demanda Esther en croquant dans une madeleine.
"Non, il était dans une chambre au 2e" Répondit Iris en versant du thé dans les tasse chinoises.
"Il s'intitule Rachel au café", précisa le frère d'Iris, qui appuyait sur la télécommande. La T.S.F. se tut. 
"Et qui est cette Rachel?" S'enquit Esther. 
Iris et son frère s'empressèrent de lui répondre. "C'est la fille de Laban, la cousine et la seconde femme de Jacob, la soeur de Léa."
"Léa, la fillette du rez-de-chaussée"dit Esther en pointant du doigt le sol.
"Pas du tout", s'esclaffa Iris. Son frère enchaîna, "Léa, c'est la cousine et la première épouse de Jacob. La fille de Laban, la soeur de Rachel".    
Esther se tassa dans le fauteuil de toile moutarde. "Je ne comprends rien aux histoires de famille!", se désola-t-elle.
Iris se leva et tira de la bibliothèque un livre relié en fin cuir rouge. Elle tendit le volume à Esther. "Tu trouveras toute l'histoire de la famille ici", précisa Iris. Esther lut sur la tranche, écrit en lettres dorées: LA BIBLE.
Un coup de klaxon,  plutôt joyeux, mit fin aux souvenirs de famille.
Une Buick Riviera, noire, modèle 1971, venait d'entrer dans la cour de la maison.
"C'est Benoît, lança le frère d'Iris regardant par la porte-fenêtre, il brandit une coupe."
" Il est vainqueur du rallye des neiges"s'enthousiasma Iris.
Le nuit tombait, dans le ciel sombre se détachait un mince croissant de lune jaunâtre. La pendule du petit salon sonna le quart de six heures... Le frère d'Iris alluma le lustre. Esther, fixait le portrait de la belle Rachel. Léo, le chaton jaune, grattait à la porte d'entrée. Le jeune couple de l'étage du dessus écoutait "Breakfast in America", le volume poussé à fond. La fièvre du samedi soir commençait...
28 février 2024

Les mois d’hiver - Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ?

 

Quelques instantanés
Quelques instantanés
Quelques instantanés
Quelques instantanés
Quelques instantanés

Quelques instantanés

15 septembre 2026

Il automne - Les histoires d'amour finissent mal (en général)

 

CARTE POSTALE 

 Je t'écris de dessous la tente 
 Tandis que meurt ce jour d'été 
 Où floraison éblouissante 
 Dans le ciel à peine bleuté 
 Une canonnade éclatante  
 Se fane avant d'avoir été 
 
Apollinaire 
 Sur une carte postale envoyée le 20 août 1915 à André Rouveyre


Tristitude...

LES RITA MITSOUKO - Andy (LIVE Munich 1994)

                    et cetera desunt

11 décembre 2017

La vérité

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Joseph Lorusso

 

Jeu - devoir à consigne N°5 - Témoignages croisés.

Sur ce tableau à trois personnages, donnez la version de chacun sur la scène.


"Ce soir, il ne faut pas que j'oublie mon accessoire. Hier, j'ai eu 5 francs d'amende. Il manquait le verre et la bouteille sur la table du banquet. Ce benêt de de Georges aurait pu me dire que j'avais oublié la vinasse. Il n'a de yeux que pour sa nouvelle copine. A chaque production, il trouve une nouvelle copine. Bon dans cinq minutes on est sur scène. Cette Bohème dans une station spatiale ça me gonfle. En plus les spectateurs sifflent au lever de rideau après l'entracte. Bonjour l'ambiance"

" Elle ne peut pas s'empêcher de boire. C'est une poivrote. Le vin la rend chiante. Elle nous raconte sa vie, ça assomme ma copine Lola. On la connaît par coeur sa vie. Elle nous saoule. En plus elle boit de la piquette. Jamais elle ne nous a offert un verre. On va pas tarder à se casser. Lola on se tire, je n'en peux plus."

"Maman veut qu'on passe les vacances en Grèce. Pour nous convaincre, elle a ouvert une bouteille de vin grec. Moi je veux aller à L.A. J'essaye de convaincre mon petit papa. Il dit que c'est trop cher L.A. Allez papa, dit oui. Je boude jusqu'à ce que maman dise oui pour les States. Ils ne sont pas drôles les parents de notre époque. Ils ne comprennent rien à rien."

QUI DIT LA VÉRITÉ?


20 novembre 2017

Des nouvelles d'Afrique

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

Troisième jeu  : la lettre

L'un des personnages écrit une lettre de voyage... avant lundi !


Chère Lakevio,

Dans la cuisine, une odeur de café plane. Sur les touches de l'ordinateur, je voulais taper "le devoir du lundi". Dehors, un paquebot sous pression attendait mon signal pour appareiller.Sur le pont, Paul et Virginie installés sur des chaises en acajou bavardaient en buvant des coupes de champagne. Ils partent pour Hong Kong.
Sur l'écran de l'ordinateur, un message entrant attire mon attention. Ce ne sont pas les prévisions météorologiques pour la croisière. Le message arrive du Tchad. Mon ami tchadien m'envoie quelques nouvelles.Le message parle de la Journée internationale des droits de l'enfant. Il contient quelques nouvelles. Mon ami écrit que pour cette journée des droits de l'enfant, il a servi aux siens une grosse boule de manioc accompagnée de sauce rouge et comme boisson du coca cola. Le message se termine par des salutations.
Je regarde la cuisine,un évier avec eau chaude et froide, une gazinière avec four, quelques appareils ménagers, un frigo avec compartiment de congélation, l'électricité et le chauffage.
Là-bas, dans le village au Tchad, un puit a été creusé, il y a quelques mois, par une ONG espagnole, cela évite des heures de marche pour aller, chaque jours, chercher de l'eau. Il n'y a pas d'électricité et le soir, les anciens racontent des contes et des légendes au cours de la veillée, parfois au clair de lune. Les journées se déroulent aux champs, et souvent, la pluie qui tarde à tomber, est le sujet des conversations.
Sur le paquebot qui emmène Paul et Virginie, le clair de lune éclaire le pont...
Finalement, j'ai laissé filé le paquebot et j'ai refermé le brouillon de mon devoir du lundi.
Un jour je vous raconterai, chère Lakevio, l'extraordinaire périple à travers l'Afrique de mon ami.
Le café est froid dans la tasse, je suis songeur. Là-bas, l'important c'est un puits, la pluie; ici, un Iphone X, du soleil et un 4X4...
Paul et Virginie arriveront à Hong Kong si un jour je reprends le brouillon de cette histoire, une histoire de lettre et de voyage.
Je rêvasse à un périple au Tchad, remis plusieurs fois. Je bois mon café froid et je regagne ma cabine. Le bateau de ligne file en direction du canal de Suez. Dans 80 jours j'aurai fait le tour du monde.
Recevez, chère Lakevio, mes salutations les meilleures.

Jean-Jacques'60

Au large de Chypre
Lundi, 20 novembre 2017

10 décembre 2016

Florilège de chanson "Paris ce soir - bonne nuit Paris"

A écouter un samedi soir de brouillard en buvant du thé...

 

Paris ce soir - Bonne nuit Paris


PARIS CE SOIR - BONNE NUIT PARIS
Nuits de Paris - Georges Ulmer
Le vent m'a dit une chanson - Damia
Non, je ne regrette rien - Edith Piaf
Fleur bleue - Charles Trenet
Vertige d'un soir - Yvonne Printemps
Sérénade sans espoir- Rina Ketty
Fleur de blé noir - Germaine Montéro
Samedi soir - Georges Ulmer
Je veux te dire adieu - Gilbert Becaud
Soir indigo - Leo Marjane
Que reste-t-il de nos amours Charles Trenet
Les filles qui la nuit - Fréhel
Du gris - Berthe Sylva
Tout s'efface - Rina Kelly
L'auberge au Crépuscule - Rina Ketty
Toi, mon démon - Gloria Lasso
La chapelle au clair de lune - Leo Marjane
La valse des regrets - Georges Guétary
Le petit bal du samedi soir - Georges Guétary
J'ai dormi avec le printemps - André Claveau
Monsieur mon passé - Léo Ferré
Quelque part dans la nuit - Charles Aznavour

3 avril 2014

Le désert du Sahara part en voyage...

Le sable du désert du Sahara, soulevé par le vent, est parti en voyage, tourbillonnant au-dessus d'une partie de l'Europe. Le ciel a pris une teinte jaunâtre, composant un décor suréaliste. Les grains de sable en tombant, à mille lieux de leur habitat, ont encrassé les filtres des appareils de mesure des particules fines. Cette immigation de masse est incontôlable... Bientôt des dunes agrémenteront nos paysages...

sahara
Photo: Météo Suisse, "la station météorologique de la Dôle".

14 février 2014

Mousse au chocolat de la Saint-Valentin...

Recette de la mousse
Ingrédients:
Crème fraîche crue
4 oeufs
40 g de beurre
170 g de chocolat à 80% de cacao
2 cuillères à soupe rases de sucre (ou édulcorant type xylitol)

Faire fondre le chocolat au bain-marie.
Ajouter le beurre ramolli, touiller, puis incorporer la crème fraîche légèrement battue, bien mélanger, réserver
Blanchir les quatre jaunes d'oeuf avec le sucre
Battre les blancs d'oeuf en neige ferme
Incorporer le chocolat aux jaunes blanchis, bien mélanger, puis intégrer un tiers des blancs d'oeuf, fouetter. Ajouter cet appareil aux deux tiers de blancs d'oeuf restants. Mélanger délicatement à la spatule, en soulevant la préparation, jusqu'à obtention d'une masse onctueuse et homogène. Réserver au frais quelques heures avant de servir. Bon appétit!

P.-S. Le tout en écoutant Radio Mozart.

 

 

15 janvier 2014

Cérémonie de présentation des voeux de Nouvel An par le Corps diplomatique

Toute l'après-midi, jusqu'aux portes du soir, ballets de voitures officielles devant le Palais fédéral, le corps diplomatique vient présenter ses "voeux de bonheur, santé et prospérité pour l'année 2014" au gouvernement suisse! A cette occasion, les pavois décorent la pièce montée, construite en 1901, qui abrite le petit monde parlementaire.

4 juin 2013

Chasse - Spleen 2002

Un spleen me tenait exilé,
et ce spleen me venait de tout. Bon"
Jules Laforgue. Solo de lune

Chateau
Chasse - Spleen
Moulis en Médoc
APPELLATION MOULIS EN MEDOC CONTROLEE
2002

13% VOL                             750ML
S.A. DU CHATEAU CHASSE-SPLEEN A MOULIS EN MEDOC - GIRONDE - FRANCE
PRODUCE OF FRANCE - BORDEAUX
mise en bouteille au chateau
chasse spleen

19 mai 2013

La ville rouge

Il est difficile de quitter la ville rouge ce dimanche soir. Le soleil flotte au-dessus de quelques nuages. Une grève et des incidents techniques désorganisent l'horaire des trains.
L'Eurostar 9540 quitte Bologne avec 33 minutes de retard mettant en péril les correspondances à Milan.
Le train fonce à 295km/h en direction de la capitale lombarde.
Le paysage défilé dans la belle lumière du soir.
Bosquets, rizières, fermes ou alignement de peupliers émaillent la plaine.
Les voitures qui se pressent sur l'autoroute voisine de la ligne de chemin de fer semblent clouées au sol.
Les voyageurs somnolent, lisent, contemplent le paysage ou écoutent Lucio Dalla.

À Milan, course pour ne pas manquer le dernier train pour la Suisse...

Vers 23h00, café ou bière à l'Adriano's bar à Berne...

SOUVENIRS DE BOLOGNE ET INSTANTANÉ DE L'ADRIANO'S BAR

28 avril 2013

dîner du dimanche soir, 28.04.2013

MENU

Salade composée de rampon (doucette, mâche) et de roquette
Huîtres marenne d'Oléron No 3
Escargots à la bourguignone
rack d'agneau grillé au beurre
Morilles pôélées au beurre
Choux-fleur au lait de coco condimenté au piment d'Espelette

Fromage Emmentaler

Framboises tirées du congélateur avec crème crue

Vin
Eau du Mont Roucous

Café et sucreries!!!

morilles
Morilles




Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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