Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux en parlent, les journaux télévisés, dans les quatre langues nationales, ont annoncé son impression, la presse en a fait ses titres, un nouveau billet de 50 francs est né... Il inaugure la nouvelle série de billets, émise par la Banque nationale suisse.Il est minuscule.
Ce nouveau billet, couleur du printemps, a pour thème le vent...
Troisième soir consécutif où l'orage gronde. Contrairement à hier et avant-hier, les coups de tonnerre étaient très proches de la Ville fédérale. Un léger grésil est tombé à l'heure des quatre heures. Pourquoi tant d'orage?
A 22H08, le vol SX0207 en provenance de Hambourg est passé, phares allumés, au-dessus de la cuisine de l'appartement des papillons...
Place de l'Hôtel de Ville, ambiance d'un lundi de début mai, entre soleil et chagrin... Berne est à la fois la Ville fédérale et la capitale du canton de Berne. Tout un programme pour cette ville à la campagne. Il n'est pas rare que l'on se salue dans les petite rues. Cette semaine, la ville est en effervescence, c'est la BEA. La grande foire de printemps.
L'envie était forte. Ce soir avec le café, le dernier lapin de Pâques de la collection, le rose à la framboise, le plus cher de la collection (130 CHF le kilo), a été mangé... Un délice ce chocolat à framboise... Une réussite, un triomphe... Il en reste une miette pour demain. une miette minuscule. Le lapin pesait 120g...
Romans et récits lus pendant le premier trimestre 2016
Le crime du comte Neville, Amélie Notomb, Editions Albin Michel 2015 L'Or de Chasseral, Hugues Richard, Nouvelle Revue neuchâteloise (nrn) Neuchâtel 2003 Extérieurs à Venise, Frédéric O'Brady, Editions Gallimard 1950 Pour Isabelle, Antonio Tabucchi, Editions Gallimard "Du monde entier" 2014 Jean-Christophe volume 1: L'aube, Romain Rolland, Editions Albin Michel 1948 L'année du jardinier, Karel Capek, Editions 10/18 "domaine étranger" 2000 Loin des bras, Metin Arditi, Editions Actes Sud 2009 *** Pour mourir en février, Anne-lise Grobéty, Editions 24 heures "collection écrivains" 1984 *** Le guerrier de cristal, François Cérésa, Editions Robert Laffont 1991
Aujourd'hui, c'est sous une pluie battante que les guggenmusik ont défilé dans les rue de la Ville fédérale. Un confetto accroché à mon manteau, je suis rentré, en dansant sous la pluie, à la maison. La bûche de carnaval, confectionnée et cuite dans le four de la cuisine da l'appartement des papillons a couronné le dîner de ce soir. Par la fenêtre entrouverte arrivent des musiques de la vieille ville.
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Une illustration d'Harry Anderson
La voiture freina brusquement. Le chemin devenait une collection d'ornières impossible à franchir. Trois enfants sortirent de l'arrière de la vieille guimbarde , un couple de l'avant. Le père saisi la cadette et la porta. Elle était habillée d 'une veste jaune, un fichu à carreaux multicolores cachait ses cheveux blonds. Elle hurlait de frayeur. L'aîné des garçons avait mis une main sur l'épaule de son frère comme pour le protéger. La mère, vêtue d'un manteau bleu s'accrochait à sa fille. La famille regardait devant eux avec angoisse. Seul le cadet faisait une moue dubitative. Il pensait aux parties de baby-foot qu'il allait manquer.
Soudain une voix puissante hurla "coupez, c'est très mauvais, on recommence". Cette voix furieuse sortait d'un petit gros bonhomme assis sur un pliant. Sur le dossier en toile on pouvait lire AH.
La famille repris place dans la voiture, un assistant cria: "Les oiseaux, scène 104, plan 18, 21e prise, moteur"...
Cette scène, coupée au montage, a été évoquée une fois, par François Truffaut, grand spécialiste de Hitchcock. Il ne subsiste qu'une illustration faite par Harry Anderson.
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI) Sally Storch - A la fenêtre
Sur cette image belle comme du Hopper, je vous propose le
Jeu des Papous N°1 1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail." (emprunt à Simone, jeune fille rangée.)
2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il" (emprunt à Jean-Paul, celui qui écrit sur le mur.)
Entre les deux, casez ce que vous voulez !
"Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail." Si elle avait eu le don de la parole, la pendule, posée sur la coiffeuse Charles X, aurait raconté ses premiers battements de cette façon, devant les caméras d'une télé-réalité. Selon la légende, qui perdure depuis plus de 100 ans, mon arrière grand-père maternel, horloger paysan dans les montagnes neuchâteloises, donnait vie à son chef-d'oeuvre, une pendule rococo, à la minute même où son fils, mon grand-père, prenait connaissance du monde. La veille du 9 janvier 1908, mon arrière grand-mère, seule dans la ferme familiale, avait fait venir une sage-femme. La ferme bâtie sur les hauteurs, surplombait la ville de La Chaux-de-Fonds. Les hivers, en ce début du XXe siècle étaient rigoureux. Mon aïeul, faisait partie des derniers paysans horlogers. Au mitant des années 1800, nombreux étaient les paysans des Franches-Montagnes et des Montagnes neuchâteloises qui exerçaient le métier d'horloger l'hiver. L'habileté de mon arrière grand-père et un concours de circonstances fit qu'il passa l'hiver 1907 - 1908 à Paris et qu'il mit au point une pendule extraordinaire commandée par le comédien Lucien Guitry. En été 1914, la pendule est retournée à La Chaux-de-Fonds, chez son créateur, pour une grande révision. La Grande guerre déclarée en août fit que la pendule ne repartit jamais pour Paris.
Romain Rolland note dans son journal: "Vevey, Hôtel Mooser 31 juillet 1914. 3 H. 30. un télégramme du Conseil fédéral affiché à la gare de Vevey annonce "la mobilisation complète en Russie et l'état de guerre proclamé en Allemagne". C'est un des plus beaux jours de l'année, un soir merveilleux. Les montagnes flottent dans une légère brume lumineuse et bleutée; le clair de lune répand sur le lac une coulée d'or rouge qui part de la côte savoisienne entre Bouveret et Saint-Gingolph et va jusqu'à Vevey. L'air est délicieux, le parfum des glycines flotte dans la nuit; et les étoiles brillent d'un éclat si pur! C'est dans cette paix divine et cette tendre beauté que les peuples d'Europe commencent le grand égorgement."
Ma chère Élise, Ce long préambule, un peu ennuyeux, était nécessaire pour expliquer la présence de la pendule de mon arrière grand-père dans mon salon. Il manque un chaînon, c'est un héritage de ma mère. Mon fils Jonathan en héritera à son tour. La pendule rococo rythme depuis peu la vie de notre logement. Ce matin, en ouvrant les volets, j'ai découvert un décor de neige sur les hauteurs du Raimeux. Il fait froid à Corcelles. Les cheminées du village ne chôment pas. Les chats ronronnent près du poêle. Sur l'électrophone passe un 45 tours de 1965, "Leaving Here" par les Birds, rock/rhythm and blues. J'ai reçu, il y a une quinzaine de jours, par l'intermédiaire de la galerie Lakevio, le tableau que tu m'as offert pour mes 60 ans. Un immense merci. C'est un peu de ville au village. Je ne partage pas l'avis de Jeanne qui dit que c'est comme du Hooper. Cette toile de Sally Storch, intitulée "A la fenêtre", à des couleurs chaudes et il se dégage un bien-être et une quiétude à l'opposé des inquiétudes et de la solitude que suggèrent les tableaux de Hooper. Note que les toiles d'Edgar me passionnent. Nous auront de quoi causer pendant les soirées d'hiver, Jeanne et moi. Nous entrons dans l'hiver et toi, tu va vivre ton 25e été austral. Le village a bien changé depuis ton départ pour Sydney! Te décideras-tu un jour à faire le voyage de Corcelles? Comme d'habitude, ma lettre est décousue. Je t'embrasse, ma Chère cousine.
Paul
Corcelles, le 6 novembre 2017
P.-S. On distingue, sur la toile de Sally Storch, un livre ouvert posé sur le lit. Armé d'une loupe j'ai pu déchiffré quelques mots. Voici ce que j'ai lu: "Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il."
"LEAVING HERE" THE BIRDS DECCA 45 F 12140 P 1965 UK
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com Toc, toc -Entrez Un gamin se tenait debout en se tortillant. -Toto, tu n'as pas fait ton devoir du lundi? Demanda la directrice de l'école. Elle se tenait derrière son bureau, juché sur une estrade. Elle était toujours vêtue de façon extravagante. Cela contrastait avec son caractère sévère. Elle portait des lunettes oblongues à la monture en bois d'olivier. Des rubans multicolores flottaient dans ses cheveux. Des colliers de pacotille pendaient à son cou. Une robe en taffetas, de couleur mauve-brun habillait son corps beau... Elle écoutait son pianiste préféré à longueur de journée sur son téléphone portable. Aujourd'hui, Dinu Lipatti jouait des valses et des mazurkas de Chopin, un enregistrement de 1950. -Non, répondit le gamin. -Et l'excuse cette semaine? -J'ai été à la pêche avec mon père! -A la pêche aux moules, moules, je suppose. -Non, à la pêche aux poissons. -Quel poissons? -Poisson d'avril, Madame la directrice. J'ai fait mon devoir. Toto brandissait des feuillets. - Pose ces feuilles sur mon bureau. Un ange passa, flap, flap, flap... (bruit d'aile froissée) -Mais qu'est-ce que c'est que ce charabia? Demanda la directrice, visiblement en colère. -C'est une mouche qui a fait mon devoir, Madame la directrice. Elle a marché dans l'encrier, ensuite elle s'est promenée sur mes feuilles. -Je vois bien, c'est des pattes de mouche. Elle se leva et alla chercher un bonnet posé sur une étagère. -Madame, regardez, Jules. Le chat du collège, installé sur le bord extérieur de la fenêtre faisait sa toilette. La directrice tira le rideau. Elle mit le bonnet sur la tête de Toto. C'était écrit âne sur le devant et le bonnet de laine d'acier avait deux oreilles d'âne. Un ange repassa, flap, flap, flap... (bruit d'aile froissée), il avait oublié son casse-croute. -Au coin, jusqu'à lundi prochain, ordonna la directrice. La sonnerie de la récréation retentit. La directrice jeta un oeil dans le miroir. Elle arrangea ses colliers. Elle trouvait qu'elle ressemblait à Brigitte Bardot! Elle laissa Toto en compagnie d'un ange qui repassait ses ailes froissées, d'un chat prénommé Jules et de Dinu Lipatti. Impériale, la directrice arpentait les couloirs de son école à l'heure de la récréation. Discrets puis de plus en plus bruyants, des rires emplissaient les étages au passage de la directrice. Toto avait réussi à épingler un grand poisson, qui tirait la langue, dans le dos de la directrice...
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI) Francis Coates-Jones
Jeu des Papous N°2
A partir du tableau proposé, écrire un texte en prose ou un poème en plaçant judicieusement les huit mots de la liste suivante que vous mettrez en gras dans votre texte.
dictionnaire
pianiste
hortensia
bouée
affreux
mordant
pénible
éclairer
Il n'est pas permis de changer l'orthographe des mots. Impossible donc de les accorder ou de conjuguer les verbes. je vous conseille de copier-coller la liste avant la composition de votre texte.
La tour À gauche de l'entrée, un fleuriste occupe un espace rectangulaire avec une grande vitrine donnant sur le canal. On peut y voir une fillette de cinq ans qui confectionne des bouquets. Assise sur un tabouret, du matin au soir, elle assortit des fleurs par tailles, couleurs ou cultivars. À droite de l'entrée, la loge du concierge occupe un même espace rectangulaire que le vendeur de fleurs. À longueur de journée, il écluse des cafés. Parfois, armé d'un balai, il tente de déloger une araignée. Si on lève les yeux, en se plantant en retrait de l'entrée, près du canal, on ne voit pas le sommet de la tour, perdu dans les brumes matinales. "Une vraie Tour de Babel" a coutume de dire le concierge aux nouveaux arrivants. Chaque soir, des milliers de bougies, réparties sur la façade nord, sont allumées pour ÉCLAIRER le voisinage. C'est la femme du concierge qui effectue ce travail PÉNIBLE. Elle s'y met à partir de midi. Chaque soir, armé d'une paire de jumelles, le propriétaire de la "Donald Tower", scrute chaque centimètre carré de l'édifice. La moindre bougie manquante fait l'objet d'une déduction sur le salaire du concierge. En passant dans les coursives, on peut entendre au sixième étage, en collant une oreille indiscrète contre la porte de l'appartement no 25bis, une PIANISTE massacrant un pianoforte. Distraite, elle a posé sur le lutrin de son accompagnatrice, la célèbre violoniste Anne Sophie, un DICTIONNAIRE ouvert à la page pizzicato. A chaque étage une BOUÉE est suspendue à un croc de boucher. En cas de naufrage financier de l'édifice, on peut se jeter à l'eau. Allo? Allo Ween? Ici Trouille! Le téléphone sonne dans la boutique du fleuriste, tirant la fillette, qui prépare des bouquets du matin au soir, hors de ses pensées philosopolitiques. Elle tourne et retourne, dans sa tête de linotte, une question que bien des enfants de son âge se posent: faut-il célébrer le cinquantenaire de mai 1968? La fillette, indécise au sujet de mai 68, décroche le combiné. C'est la vieille du 155e étage qui crie dans l'appareil. Il faut lui livrer dare-dare 12 baccaras. La conversation est difficile. La vieille est sourde et son téléviseur est à fond. On entend des brides d'AFFREUX, sales et méchants, le film de Scola qui a remporté le Prix de la mise en scène lors de la 29e édition du festival de Cannes. Dans cette tour dont le sommet se perd dans les brumes d'automne, le cimetière occupe le 172e et le 173e étages. Un HORTENSIA bleu en indique l'entrée. On peut louer une concession pour 10, 20, 50 ou 100 ans. Les tarifs sont sur demande. La mort, ça n'a pas de prix. Le concierge, entre deux cafés, balaie dans les étages. Il ramasse un rectangle de papier. Ce rectangle évoque le fleuriste, installé 300 m plus bas. Une fillette de cinq ans y est injustement exploitée. Du matin au soir elle prépare des bouquets pour un revenu dérisoire. Elle n'est ni chinoise ni hindoue. Sur le rectangle de papier le mot MORDANT est écrit à la mine de plomb. Le concierge tourne et retourne ce petit papier. Il hausse les épaules et jette dans le dévaloir ce bout de billet. Imaginez l'effet sonore lorsque l'ivrogne du 201e étage se défait de ses cadavres, résultat d'une semaine de soulographie, jetés un à un dans un tube de plus de 300 m de haut, à minuit et une minute un 31 octobre. Les locataires frissonnent. Une pétition circule depuis 10 ans pour la fermeture du dévaloir. Elle est actuellement bloquée au 75e étage chez un analphabète. Le 32 octobre au matin, les chenapans du quartier, aidés de quelques chats ont branché la tour à leur compteur à rebours. Ils écoutent, dans leur cabane, du jazz sur un petit poste à galène. Ils captent Heure-Bleue FM, une radio pirate qui émet depuis la Butte. 5,4,3,2,1, go... Un tremblement ressenti à quinze kilomètres à la ronde réveille tout le monde. La Tour de Babel, comme la nomme le concierge, décolle. Dix fois plus grosse qu'une Saturne V, ces fusées qui emmenaient, au siècle passé, des humains et une jeep sur la Lune, la tour, en décollant, provoque un tsunami sur le canal. "Encore un coup des chenapans", grommelle l'éclusier! La tour devient invisible pour l'oeil nu. L'immense flamme sortant de la tuyère a brûlé deux hectares de forêt. Des Canadairs tentent de circonscrire cet incendie. Le silence s'est installé. On entend la pie voleuse. Soudain dans la cabane des gamins, un haut parleur grésille et on entend la voix calme de Jack: "Houston, we have a problem".
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Devoir : 1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Alors, tu vas vraiment faire ça ?" (emprunt à Nathalie, qui retourne en Enfance.) 2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Je ne veux pas mécontenter ces messieurs dont les articles sont si utiles." (emprunt à Paul, le petit ami.) Entre les deux, casez ce que vous voulez ! Tableau de Bertha Wegmann
"-Alors, tu vas vraiment faire ça?", deux actrices, buvant un thé, dans un coin du studio 4, transformé en atelier de peinture, répétaient leur scène. Filmée à la sauvette, balancée sur Le Tube, la scène faisait le buzz. Elle passait en boucle sur l'écran du téléphone portable, installé sur le grille pain. L'endroit était idéal pour servir de chronographe lors de la cuisson d'une dinde farcie ou de patates douces et l'écoute de la France Inter, souvent, de la Radio Suisse romande, parfois. Il fallait juste déplacer l'appareil téléphonique quand l'envie d'une tranche de pain à l'engrain ou petit épeautre grillée se faisait pressante. Les carreaux de la fenêtre de la cuisine, ceux situés devant l'évier, étaient couverts, côté extérieur, de gouttes de pluie. La dame de la météo n'avait pas menti. Dès la nuit venue, la pluie s'était mise à tomber. La cuisine était déserte. La cafetière italienne bouillait, prête à produire un café d'excellente qualité. Un calepin de moleskine et une plume abandonnés sur la table, attendaient l'inspiration. Un dérèglement modifia la chaîne, sur Le Tube, et Armand Mestral chantant la chanson des blés d'or, se fit entendre. Une chanson nostalgique des campagnes d'antan. Le poète Gustave Roud parlait de campagnes perdues. Les boeufs, tirant la charrue, se regardent au musée. A Orsay, on peut admirer un tableau magnifique, "Labourage nivernais, dit aussi Le sombrage" peint en 1849 par Rosa Bonheur (1822-1899). Un tableau imposant de 1,34 m de haut et de 2,6 m de long. Un tableau qui montre la rudesse du labour. Faire avancer un équipage de six boeufs en cadence, puis opérer un demi tour, c'est autre chose que de faire youtubeur... Le téléphone grésilla, arrêtant net, musique, ténor et description d'un tableau. "-Pronto." "-Tu vas participer ou pas?" "-Je ne veux pas mécontenter ces messieurs dont les articles sont si utiles."
La chanson des blés d'or (ICI) Labourage nivernais (ICI)
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI) Robert Kenton-Nelson
Un coup de sifflet, des huées, le joueur No14 à terre, un carton rouge tenu à bout de bras par un arbitre. Un coup de frein, des pneus qui crisse sur le tarmacadam, feu rouge, freinage brutal, 15 voitures s'empilent les unes contre les autres, compression, un nouveau César est né. Direct dans trois minutes, projecteurs, micros, 3,2,1, le rouge est mis, moteur. Arène, paso doble, banderilles, le torero git dans une mare de sang, le taureau à gagné.
"Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."**
*Dans l'industrie cinématographique, ce terme désigne le résumé condensé d'un scénario. **Extrait du poème "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud
Jacques Brel Concert 1964 03 Les Toros video Concert
Il pleut depuis ce matin. Une pluie froide et impersonnelle.Il est bientôt 22 heures, le silence règne dans le quartier. Les chats, pour descendre en ville, ont commandé des "Uber"; ils détestent l'humidité. Un mouche de bonne taille, cherche une sortie. C'est le seul bruit. Un bruit de bombardier B-52. Au sujet de la mouche je pense à une réplique de Coluche: "Une mouche dans un avion. Feignante!" Le café ne va pas tarder de couler à flot. Pour l'instant c'est un thé bourbon qui est ingurgité. Un thé au goût de vanille. Sur l'électrophone, tourne, à vitesse moyenne, une musique de Schubert. Il s'agit du trio pour piano no1 dans la version Fournier/Janigro/Badura-Skoda. Une partition qui donne la chair de spleen. Aussi, pourquoi écouter du Schubert, un samedi soir de pluie, en plein novembre... Optimiste, je garde toujours espoir, Schubert, c'est joyeux. Ce n'est qu'une illusion, une infinie tristesse se dégage de ce trio no1 (ICI). La musique est magnifique, elle nous saisit et nous englue dans les portées. Quand le deuxième mouvement arrive, on frisonne. Je jure que Schubert, c'est fini, plus jamais. Mais, c'est trop tard. Il n'existe pas de vaccin... Le café ne fera qu'aggraver ce spleen qui flotte dans la cuisine. Si on veut une dose proche de la mortalité, on se branchera sur le quintet en do majeur op. 163, D. 956. Attention, les non initiés risquent une overdose des sens...
Adieu donc Enfants de mon coeur
Schubert-Quintet in C Major op. 163, D. 956 (Complete)
Isaac Stern: violon - Alexander Schneider: violon - Milton Katims: alto - Pablo Casals:violoncelle - Paul Tortelier: violoncelle - Prades,1952
Jacques Prévert à propos de La pluie et le beau temps
À LA TURQUE
Amadeus • Rondo Alla Turca • Wolfgang Amadeus Mozart
LES FEUILLES MORTES Oh je voudrais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amis En ce temps là, la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Tu vois je n'ai pas oublié Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emportent Dans la nuit froide de l'oubli Tu vois, je n'ai pas oublié La chanson que tu me chantais
C'est une chanson, qui nous ressemble Toi tu m'aimais, et je t'aimais Et nous vivions tout les deux ensemble Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment Tout doucement sans faire de bruit Et la mer efface sur le sable Le pas des amants désunis
Les Feuilles Mortes_Yves Montand à l´Olympia
JAZZ
Slim Gaillard (Bulee « Slim » Gaillard, 4 janvier 1916 à Détroit - 26 février 1991 à Londres) est un chanteur de jazz, auteur-compositeur, pianiste et guitariste, connu pour ses vocalese et sa langue imaginaire qu'il baptise "Vout" (dont il fait un dictionnaire, en plus des huit langues qu'il maîtrisait)
Slim Gaillard, 1963
Slim Gaillard - Communication
Hellzapoppin' (1941) - Slim Gaillard & Slam Stewart - The Harlem Congeroos
Cabell « Cab » Calloway III (né le 25 décembre 1907 à Rochester, mort le 18 novembre 1994 à Hockessin) est un chef d'orchestre et chanteur de jazz américain.
Jumpin Jive - Cab Calloway and the Nicholas Brothers
De Realp montée sur la route du col de la Furka transformée en chemin piétonnier et de luge. Les skieurs dévalent la pente. 7 kilomètres de lacets pour arriver à l'hôtel Tiefembach, hôtel ouvert toute l'année. À la belle saison on y vient en motos et voitures et l'hiver à pied...
La balade est magnifique.
Samedi passé, il était encore possible de trouver des coings au marché à Berne. Celui que j'ai cuisiné provenait d'un stand bio.
POÊLÉE DE COINGS
1 coing pour deux personne. Débiter le fruit en 8 quartiers, pelez-le et enlevez la partie coriace du milieu.
Faire fondre du beurre dans une poêle ajoutez les quartiers de coings et cuisson à tout petit feu jusqu'à tendreté. Ajoutez du sucre roux et faites confire
Servez tel quel ou accompagné d'un peu de double crème de Gruyère ou de double crème au calvados.
Dans un décor de la Nouvelle Héloïse , un Rousseau imaginaire contemple un paysage originel. Le lac de Thoune frisonne, les hêtres de leurs branches basses embrassent l'onde pur. L'air est doux, les nuages par quelques trous laissent voir un peu de bleu. Deux baigneurs nagent dans l'eau minérale, le soir s'annonce. C'est le dernier jour de juillet, seul le clapotis du lac trouble la quiétude du crépuscule. L'Eté, le bel été abîme ses derniers traits de jeunesse dans un bain du soir.
PLAN FIXE – UNE MINUTE PAR JOUR
3e extrait de ma bibliothèque
PLAN FIXE - 1 MINUTE PAR JOUR - Extrait de ma bibliothèque / 3 - 5 janvier 2026 /16h36 - Images, montage, réalisation Jeanjacques666
SAMEDI 5 JANVIER 1935 Studios [de Kamata]
45 mètres environ ont été supprimés avant la post-synchronisation. Comme d’habitude, la bande-son ne correspond pas à ce que je voulais.
Longueur du film : 1850 mètres.
Sur un minuscule téléviseur du siècle passé, les chats du quartier ne se lassent pas de regarder, à longueur de soirée, BB et les Frères Jacques, dans un morceau d'anthologie. L'histoire de Stanislas... N'insistez pas... Stanislas...
Stanislas - Brigitte Bardot et Les Frères Jacques (1961)
Un coin de ciel au-dessus de la Ville fédérale, vers cinq heures du soir, ce jeudi 5 avril...
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure