L’exercice, le défi, réaliser un vidéogrammes de 30 secondes chaque jour de décembre. Un calendrier de l’Avent numérique qui se poursuivrait jusqu’au 31. Vais-je relever le défi ? Vidéogramme 21/31
Avant de "gravir" le Gurten (864 m), la colline emblématique de la Ville fédérale, un passage au Colonial bar s'imposait. Il y a toujours un bouquet en harmonie avec la saison dans un coin du bar. Le décor de cet arrière automne qui commence est grandiose ... La balade au Gurten fut belle ...
Musique pour un dimanche soir
Charles Camilleri, né le 7 septembre 1931 à Ħamrun et mort le 3 janvier 2009 (à 77 ans), est un compositeur maltais. Il était considéré comme le compositeur national du pays. Il a été inhumé à Naxxar.
Charles Camilleri, Concerto pour piano No 1 Mediterranean (1948)
1. Allegro moderato 2. Adagio 3. Allegro molto vivace
André De Groote, piano Bournemouth Symphony Orchestra Michael Laus, chef d'orchestre
L’exercice, le défi, réaliser un vidéogrammes de 30 secondes chaque jour de décembre. Un calendrier de l’Avent numérique qui se poursuivrait jusqu’au 31. Vais-je relever le défi ? Vidéogramme 31/31 postface
Nuit de folie à Habkern 31 décembre 2023 1er janvier 2024 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
LUNDI 1er JANVIER 1934
Nuit au «Lupin» derrière Ginza. Quand les vapeurs de l'alcool se sont dissipées et que j'ai ouvert les yeux, j'ai réalisé qu'on était déjà en 34! Je n'aurai pas vu la nouvelle année venir! Kishi Matsuo, Narusé Mikio et moi, sommes rentrés à pied quand le jour se levait sur Ginza.
Yasujiro Ozu Carnets 1933 - 1963
Il a neigé hier soir, aujourd'hui paysage enchanteur avec un beau soleil...
L’exercice, le défi, réaliser un vidéogrammes de 30 secondes chaque jour de décembre. Un calendrier de l’Avent numérique qui se poursuivrait jusqu’au 31. Vais-je relever le défi ? Vidéogramme 30/31
Les aléas du plus fort, des voyages ferroviaires, de la vie 30 décembre 2023 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Je poursuis la lecture des carnets du réalisateur japonais Yasujiro Ozu
SAMEDI 30 DÉCEMBRE 1933
À la Shôchiku. Takayama m'a apporté une tête de lion. Au «Kaikatei» de Yokohama avec Fushimi. Je me suis acheté ensuite [un sweater] «German Bakery» et petit tour chez «Nakano» avant de rentrer. J'ai reçu une prime de 80 yens pour les fêtes de fin de l'année.
Yasujiro Ozu Carnets 1933 - 1963
L'Augstmatthorn veille sur le petit village dans les montagnes.
L’exercice, le défi, réaliser un vidéogrammes de 30 secondes chaque jour de décembre. Un calendrier de l’Avent numérique qui se poursuivrait jusqu’au 31. Vais-je relever le défi ? Vidéogramme 25/31
Lignières Les santons de Provence 25 décembre 2023 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Le petit village dans les montagnes Le soleil se lève, il est huit heures
L’exercice, le défi, réaliser un vidéogrammes de 30 secondes chaque jour de décembre. Un calendrier de l’Avent numérique qui se poursuivrait jusqu’au 31. Vais-je relever le défi ? Vidéogramme 23/31
Berne 23 décembre 2023 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
La première réunion de Vespa a eu lieu à Paris en 1954. Cela fait 33 ans que "Les Vespa World Days" se sont déroulées en Suisse pour la dernière fois. Aujourd'hui, par un temps splendide, les Vespa se voyaient sur toutes les routes aux alentours d’Interlaken. Des Italiens sont même passés devant le Versa, à Berne. Le car postal de 16h04 s’est fait doubler par une dizaine de machines, en pleine montée ; les Vespa fonçaient en direction du petit village dans les montagnes. Un village en pleine effervescence ce samedi de juin. Les chars de foin, nous sommes en pleine fenaison, un car de touristes venus découvrir la fabrique de cors des Alpes, des Vespa du Portugal, d’Allemagne, d’Angleterre et de plusieurs cantons suisses, une soirée country sur la terrasse du restaurant.
Combats à Zniatyne, Dloujnov. On se dirige vers le nord-ouest. Une demi-journée dans un convoi. Déplacement vers Lachkov, Komarov. Nous sommes partis de Sokal le matin. Journée ordinaire - je traîne dans les forêts et dans les champs avec les escadrons et le chef de division, les commandants de brigade arrivent, soleil, cinq heures sans descendre de cheval, les brigades passent. Panique dans les convois. J'ai quitté les convois aux abords de la forêt, suis allé trouver le chef de division. Escadrons sur la colline. Rapports au commandant de l'armée, canonnade, pas d'aéroplanes, nous déménageons d'un endroit à l'autre, une journée ordinaire. Vers le soir, fatigue épouvantable, nous passons la nuit à Vassilov. Nous n'avons pas atteint Lachkov, notre destination. A Vassilov ou dans les environs, la 11° division, une vraie pagaille, Bakhtourov - une toute petite division, il a un peu perdu de son éclat, la 4° division mène des combats avec succès.
Extrait de «Journal de 1920» Œuvres complètes Isaac Babel Éditions Le bruit du Temps, 2011
Nouvelles d’un spectateur
Hier soir, panique, la notification annonçant la mise en ligne d’un nouvel épisode du journal filmé d’Arnaud de la Cotte n’arrive pas. Je fouille la toile numérique, rien. Que se passe-t-il ? Distraitement je regarde le calendrier, nous sommes samedi, tout est normal. Je croyais que nous étions dimanche, il était 21 heures et j’étais inquiet. Dimanche, il pleut. En fin d’après-midi je regarde «News from home» de Chantal Ackerman. Le dernier plan d’un New York pluvieux se fond dans le premier plan du journal filmé 246. Deux cinéastes, deux mondes différents, mais deux monde proches dans cette liberté de la prise de vue. Un après-midi cinématographique qui a mis en transe le spectateur.
«Nouvelles de ces gens-là» est arrivé dans ma bibliothèque en février 2021 «Une magie ordinaire» de Kossi Efoui vient d’arriver
L'épisode 246 du journal filmé d'Arnaud de la Cotte, c'est ICI
Hier, transhumance, du petit village dans les montagnes je me suis transporté à celui des vacances de mon enfance Car postal, train I, II, III, car postal Parfois, un funiculaire s’ajoute à ces transports publics augmentant le risque de manquer une correspondance Départ sous un parapluie au mécanisme rouillé, arrivée sous des nuages qui laissaient entrevoir des coins de ciel bleu Ce dernier dimanche d’été est pluvieux, frais La canicule, le dôme de chaleur, ne sont plus que des souvenirs lointains Le jardin ruisselle de gouttelettes de pluie
Seconde journée de concours sacrant les plus belles vaches. Les critères sont nombreux, poids, robe, propreté, etc. Les vaches sont regroupées en plusieurs catégories et deux experts en blouse blanche notent. Les paysans du village et des hameaux de la commune sont rassemblés sur la place du village. Tout se termine par un repas en commun servi sur de longues tables dressées sur le bord de la place. La journée était belle et chaude,comme hier. Au loin, l'Augstmatthorn veille sur le bon déroulement de cette coutume ancestrale.
À la mi-journée, j’ai quitté le petit village dans les montagnes pour gagner celui des vacances de mon enfance. Avant de partir, j’ai vu passer 4 troupeaux de vaches qui descendaient des alpages. Il y avait foule sur la place du village. Le dernier troupeau a été accueilli par un concert de cors des Alpes. En fin de journée, beauté du jardin de Lignières dans la belle lumière du soir.
La fête des vendanges à Neuchâtel, une institution dans le canton, 96e édition, la brocante au Landeron, 48e éditions et la 46e désalpe de Lignières mettent le canton de Neuchâtel en ébullition en cette fin de semaine. Je suis un fidèle de la désalpe de Lignières. J'ai assisté à la 1ère édition en 1975 !
Le ciel est couvert, quelques gouttes de pluie tentent de faire remonter le niveau des nappes phréatiques Au Versa bar à Berne, un double espresso coulé sur des glaçons rafraîchit les papilles Plus tard, au Tibits, lecture du quotidien Le Temps Un dôme de chaleur s’installera au-dessus de la Suisse jusqu’à jeudi… Les autres nouvelles lues dans le journal n’annoncent pas d’embellie dans le comportement des humanoïdes
Quatre coupures du quotidiens Le Temps daté du 17 août 2023, quatre articles qui donnent la température ambiante...
Dimanche, rembobiner le film Retour au petit village dans les montagnes après avoir posé mes valises une semaine dans celui des vacances de mon enfance Car postal, train I, II, III, car postal L’Augstmatthorn n’avait pas bougé, il faisait chaud dans le village, aujourd’hui aussi Ce lundi, en fin d’après-midi, se sont succédés plusieurs orages Entre deux coup de tonnerre, un arc-en-ciel a relié les deux versants de la vallée où coule le Lombach de son pont aux sept couleurs Cette année la collection d'arcs-en-ciel est importante La pluie a ravigoté les plantes en pot
Le petit village dans les montagnes est la meilleure loge pour de grandioses spectacles. Je ne m'en lasse pas.
Pendant les quelques jours que j'ai passé dans le village des vacances de mon enfance, fin juillet, j'ai filmé la tonte. C'est devenu une série, c'est la troisème saison...
ÉTÉ 2023 Le jardin de Lignières La tonte Saison 3 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
« J'aime Tachan, insolent, triomphant. Il cogne, il mord, il ravage, il saccage, il taille en pièces, il poignarde en plein cœur… Il aime, je l'aime. » Serge Reggiani
Ignoré par une grande partie des médias dès le début de sa carrière dans les années 1960, Henri Tachan nous a quitté discrètement dimanche à l’âge de 83 ans
Pour d'autres chansons et textes voir mon billet du 16 août 2017 (ICI)
Les Z'hommes (1975)
Ce soir pas d'orage, l'Augstmatthorn va s'endormir dans la quiétude d'un soir d'été
« Je prends un petit rien, une anecdote, une histoire qui traîne sur la place du marché, et j’en fais une chose à laquelle moi-même, je n’arrive plus à m’arracher. Ça joue, c’est rond comme un galet. Ça tient par la cohésion de ses particules. Et la force de cette cohésion est telle que même la foudre ne saurait la briser. »
Isaac Babel en 1921, dans une conversation avec Constantin Paoustovski.
Berne, cinq minutes avant midi, Kornhaus, floraison d'un palmier Cycas
Le petit village dans les montagnes, l'orage de 21h20
L'été croqué à Iseltwald, au bord du lac de Brienz, cet après-midi
Le Schnäggeninseli (l'île aux escargots) est une île du lac de Brienz, sur le territoire de la commune d'Iseltwald dans le canton de Berne. Une petite chapelle s'élève sur cette propriété privée dépendant du château de Seeburg tout proche. Cette île, à 250 mètres du rivage d'Iseltwald, est longue de 115 mètres et large de 40 mètres. Elle se trouve à une altitude de 570 m au-dessus de la mer, et culmine à 6 mètres au-dessus du niveau du lac. Elle est protégée au plan cantonal pour son intérêt paysager.
Après avoir quitté le village des vacances de mon enfance, fait un détour par Brigue, pour boire un espresso rue de la gare, au bar restaurant Couronne, retour dans le petit village dans les montagnes juste avant l’orage. Une pluie diluvienne, des éclairs et des coups de semonce très forts. Le spectacle est magique, des nuages qui se trainent sur les montagnes, quelques grêlons, une brume qui envahi tout le décor, se déchire en miettes, le tonnerre s’éloigne, semble disparaître, revient en force. La nuit s’installe zébrée d’éclair. Au fond de la vallée La Lombach, gonflée par ces fortes pluies, gronde.
Les mouches collaient à la peau aujourd’hui. Elles étaient trois à courir sur l’avant-bras, à se poser sur le front, à plonger sur le fromage ou danser sur le pain grillé du déjeuner. En milieu de matinée elle se sont enfuient par la porte fenêtre ouverte sur la montagne. Le soleil à moitié caché par des nuages, nuages qui disparaitront en début de soirée, a sonné les cloches de l’église, comme tous les matins à onze heures. À quatre heures de l’après-midi, ce sont des souris grises qui sonnent les cloches du temple. On entend ces sonnailles jusque très haut dans la montagne. Montagne très calme ce soir, aux alentours de dix heures, peu à peu les fenêtres des fermes posées en équilibre sur les pâturages pentus s’allument. Au loin on entend un cœur d’homme répéter la youtse, et plus loin les cloches des vaches qui broutent les herbes folles qui poussent au bord des précipices.
Jour de paie = jour de déprime. Jusqu'à quand me faudra t-il supporter ça? J'ai de plus en plus de mal à l'accepter et je sens que bientôt, un simple «Such is a life!» ne suffira plus à me contenter!
Yasujiro Ozu Carnets 1933 - 1963
Le jardin de Lignières, cet après-midi Deux pavots de hasard
La consigne du Goût. On lit le Goût ICI Il me semble que Lakevio avait déjà proposé cette toile de Harold Harvey mais j’aime beaucoup cette toile alors il ne me reste plus qu’à trouver une autre idée pour éviter de me faire taxer de « recyclage ». Le moment étant à l’été et aux balades dans les prés, auriez-vous par hasard une idée de ce que pensent ces deux enfants pendant cette halte champêtre ?
Note Par un curieux hasard la proposition du Goût, pour le devoir de ce dernier lundi de juin, me donne l’occasion de terminer une histoire qui laissait entrevoir une suite, à la fin du texte la mention « à suivre » donnait l’illusion que rien n’était terminé. Les acteurs retrouvés jouent la fin de cette comédie humaine. Le début se lit ICI
Et la fête continue Il était en tenue d'été, couché dans l'herbe d'un parc parisien. Quelques fleurs de dent-de-lion égayaient la pelouse. Certaines fleurs étaient déjà en graine. Ce sont ces boules blanches qui s'éparpillent quand on souffle dessus, ce geste est immortalisé sur la couverture du Larousse, avec cette maxime, écrite au-dessus des graines qui s'envolent, « je sème à tout vent ». Le 8 mai 2017, après s’être embrassé langoureusement avec Marine, Emmanuel avait jeté sa veste sur son épaule et, avant de s’enfoncer dans sa nouvelle vie, avait donné rendez-vous à Marine dans cinq ans dans ce parc parisien où les pissenlits s’égayent.
Une pandémie s’était, dans les années 20, insinuée dans le monde, perturbant le confort des uns, jetant dans la misère les autres, les plus démunis, eux les plus nombreux. Cette période où le masque chirurgical, paravent d’un virus nouveau, devint une source de pollution, on en débusquait jusque dans le lit des fleuves ; charrié par le courant des rivières il épousait les océans, sans doute qu’une multitude de tortues aquatiques médusées par cet objet non identifié moururent en dégustant la négligence des humains, cette période perturba également les projets d’Emmanuel.
C’est le 26 juin 2023, avec un an de retard qu’il retrouve Marine dans un parc parisien. Le manque de pluie a transformé l’herbe en amas brunâtre et sec, cette année pas de graines semant au gré du vent leur savoir. Emmanuel en tenue d’été, couché dans l’inconfort de la sécheresse regarde avec tendresse Marine et murmura « les liens avec ma famille depuis la mort de mon père sont détendus. Nous pourrions… » - Maman, maman… Une bambine de cinq ou six ans, s’agrippant à la jupe de sa mère transforme les paroles murmurées en un grand éclat de rire. Blême, Emmanuel interroge, « tu es mariée Marine ? » - Absolument pas - Cette gamine ? Marine danse avec sa fille sur l’herbe devenus poussière - Cette gamine ? C’est Emma, notre fille !
Marine et Emmanuel scellent leur union par un baiser langoureux. Le trio s’engage dans l’allée centrale dans un joyeux tintamarre. En sortant du parc, ils passent, sans la remarquer, devant une œuvre de Banksy crayonnée sur la colonne de pierre frontière entre la rêverie et la vraie vie, Bansky « l’inconnu le plus connu du monde », la star de l’art urbain, celui qui manipule, intrigue et a réussi à mettre en ébullition la planète artistique mondiale. Ses œuvres arrachées à la pierre par des voleurs atteignent des millions de dollars dans les ventes aux enchères. La petite troupe qui chantait à tue-tête une chanson qui eut son heure de gloire au firmament des années 1950, traversa la rue et disparu dans le soleil tout en continuant sa chanson, la,la,la,la…
Dix ans plus tard, on apprendra en lisant une des rares feuille de chou qui s’imprimait encore, qu’ils s’étaient mariés, vivaient heureux et avaient une ribambelle de gamins.
Lettre 51, Blaise Cendrars [Biarritz] à Jacques Henri Lévesque [7, Rue de Berne, Paris VIIIe].
Mercredi matin (21/6/33)
Merci, mon cher Jacques, L. Amiable très important à cause du discours de la Dixmerie lors de la réception à la loge des 9 Soeurs, discours dont on peut trouver le résumé, dit Amiable dans Mémoires secrets de Bachaumont, t. XV, 18 juillet 1780. Voudriez-vous m'envoyer copie de ce résumé, s.v.p. Ne vous impatientez pas, mon livre est loin d'être terminé - et j'ai découvert une mine de documents en Hollande - alors, ça sera encore long! Je vous demanderai un peu plus tard de me rechercher 2 ou 3 pamphlets. Pour le moment je vis dans une solitude intégrale mais d'une façon inouïe --- par moments j'ai peur d'être foudroyé (motus) Êtes-vous content de l'Orbes qui se prépare?
Ma main amie Blaise
Lettre extraite de : Correspondance 1924-1959 Blaise Cendrars Jacques Henri Lévesque "J'écris. Écrivez-moi ." Cendrars œuvres complètes volume 9 Éditions Denoël 1991
Le petit village dans les montagnes ce dernier dimanche de juin. Les tracteurs sillonnent routes et chemins jusque tard le soir. Il faut se hâter de rentrer le foin, des orages sont attendus la semaine prochaine. Sur la dernière photographie on distingue en contrebas le lac de thoune.
La consigne 163e devoir de Lakevio du Goût Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cette toile de Matteo Massagrande. J’aime ce peintre que j’aime à voir comme « le peintre de l’abandon ». Cette toile évoque-t-elle quelque chose pour vous ? Suscite-t-elle quelque envie de voyage ? Quelque souvenir ? On devrait grâce à vous, en savoir plus lundi… Le Goût habiteICI
LES ARPENTEURS La maison aux allures italiennes se dressait sous un ciel gris de fin de printemps ; une ruine sans portes ni fenêtres entourée de multiples jardins séparés par des murets surmontés de barrières en fer avec des portails permettant le passage d’un espace à l’autre. La végétation avait tout envahi. L’endroit ressemblait à Ankor Vat avant les fouilles. Dans cette jungle se mouvaient des arpenteurs, des architectes, des décorateurs, des électriciens, des ébénistes, des tapissiers, des plombiers («Qui c’est ? C’est le plombier !»), des maçons, des vitriers et sans doute sous l’épaisse couche de végétaux quelques ratonnes laveuses, sans oublier Barbara, la belle Barbara toute de rose vêtue. De sa voix de stentor elle demandait de l’aide. Un mûrier particulièrement agressif s’en était pris à sa robe en soie rose bonbon.
Tous ces métiers en relation de près ou de loin avec l’immobilier, la construction et la démolition, mesurent, arpentent, prennent des notes pour présenter un devis qui permettra à la pierre de se relever. Chaussé d’une élégante paire d’espadrilles «Easy Summer Slip On» de la marque du styliste américain Tommy Hilfiger, en toile rouge avec une doublure en textile, semelles en caoutchouc à talon plat, des chaussures estivales totalement inadaptées à la situation d’un urbex en campagne, le mari de Barbara se tenait devant la ruine et contemplait la mer. Un quidam qui promenait son spleen sur le chemin, se porta à hauteur de voix de l'homme à la chaussure rouge*. Une conversation s’engagea. - Vous êtes le nouveau propriétaire ? - Une affaire, croyez-moi. - Un tas de cailloux. - Mais une situation exceptionnelle, cette vue sur la mer... Le quidam se retourna pour contempler la vue et ricana bien haut. - La mer peinte sur le mur d’enceinte de la centrale atomique, quelle dinguerie à trois cents kilomètres de la Grande Bleue. Le mari de Barbara s’était figé net dans une posture indécise, rire ou pleurer. Il eut l’étrange impression de s’être fait rouler par un agent immobilier peu scrupuleux. Son téléphone couina. Son secrétaire l’informait que sa paire de lunettes, égarée depuis quinze jours, avait été retrouvée.
Lignières Entre deux séances de désherbage 28 mai 2023
*L'Homme à la chaussure rouge (titre original : The Man with One Red Shoe) film américain réalisé par Stan Dragoti, sorti en 1985. Il s'agit du remake du Grand Blond avec une chaussure noire réalisé par Yves Robert en 1972.
« Nous donnons le nom de rebuses aux retours de froid qui s'observent surtout au printemps. Ces retours de froid ont une périodicité qui a frappé les agriculteurs et a fait donner aux «rebuses» des noms particuliers. Ainsi on dit la rebuse de l'épine blanche, la rebuse du coucou.» Gallet, 106; cf Vulliemin, Cton Vd, 94; Lugrin, Tzi no, 44. «Ah! la rebuse au coucou !... que d'espoirs en boutons elle a déjà fauchés. » D'Antan, Ct. vd. 12 mai 1900. « La rebuse de fin d'avril, qui a arrêté la sève et roussi quelques bourgeons. » F. d'av. N. 8 mai 1908. « C'est par cette mauvaise rebuse qu'il a attrapé sa purésie. » N-Vd.
Dictionnaire du parler neuchâtelois et suisse romand, Éditions Victor Attinger SA Corcelles (NE), 2008.
Descendre à Interlaken pour un doppio et un «Trüffeltorte» Neige et froid sont de retour dans le petit village dans les montagnes
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure