Dimanche, rembobiner le film Retour au petit village dans les montagnes après avoir posé mes valises une semaine dans celui des vacances de mon enfance Car postal, train I, II, III, car postal L’Augstmatthorn n’avait pas bougé, il faisait chaud dans le village, aujourd’hui aussi Ce lundi, en fin d’après-midi, se sont succédés plusieurs orages Entre deux coup de tonnerre, un arc-en-ciel a relié les deux versants de la vallée où coule le Lombach de son pont aux sept couleurs Cette année la collection d'arcs-en-ciel est importante La pluie a ravigoté les plantes en pot
Le petit village dans les montagnes est la meilleure loge pour de grandioses spectacles. Je ne m'en lasse pas.
Pendant les quelques jours que j'ai passé dans le village des vacances de mon enfance, fin juillet, j'ai filmé la tonte. C'est devenu une série, c'est la troisème saison...
ÉTÉ 2023 Le jardin de Lignières La tonte Saison 3 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
« J'aime Tachan, insolent, triomphant. Il cogne, il mord, il ravage, il saccage, il taille en pièces, il poignarde en plein cœur… Il aime, je l'aime. » Serge Reggiani
Ignoré par une grande partie des médias dès le début de sa carrière dans les années 1960, Henri Tachan nous a quitté discrètement dimanche à l’âge de 83 ans
Pour d'autres chansons et textes voir mon billet du 16 août 2017 (ICI)
Les Z'hommes (1975)
Ce soir pas d'orage, l'Augstmatthorn va s'endormir dans la quiétude d'un soir d'été
« Je prends un petit rien, une anecdote, une histoire qui traîne sur la place du marché, et j’en fais une chose à laquelle moi-même, je n’arrive plus à m’arracher. Ça joue, c’est rond comme un galet. Ça tient par la cohésion de ses particules. Et la force de cette cohésion est telle que même la foudre ne saurait la briser. »
Isaac Babel en 1921, dans une conversation avec Constantin Paoustovski.
Berne, cinq minutes avant midi, Kornhaus, floraison d'un palmier Cycas
Le petit village dans les montagnes, l'orage de 21h20
L'été croqué à Iseltwald, au bord du lac de Brienz, cet après-midi
Le Schnäggeninseli (l'île aux escargots) est une île du lac de Brienz, sur le territoire de la commune d'Iseltwald dans le canton de Berne. Une petite chapelle s'élève sur cette propriété privée dépendant du château de Seeburg tout proche. Cette île, à 250 mètres du rivage d'Iseltwald, est longue de 115 mètres et large de 40 mètres. Elle se trouve à une altitude de 570 m au-dessus de la mer, et culmine à 6 mètres au-dessus du niveau du lac. Elle est protégée au plan cantonal pour son intérêt paysager.
Après avoir quitté le village des vacances de mon enfance, fait un détour par Brigue, pour boire un espresso rue de la gare, au bar restaurant Couronne, retour dans le petit village dans les montagnes juste avant l’orage. Une pluie diluvienne, des éclairs et des coups de semonce très forts. Le spectacle est magique, des nuages qui se trainent sur les montagnes, quelques grêlons, une brume qui envahi tout le décor, se déchire en miettes, le tonnerre s’éloigne, semble disparaître, revient en force. La nuit s’installe zébrée d’éclair. Au fond de la vallée La Lombach, gonflée par ces fortes pluies, gronde.
Les mouches collaient à la peau aujourd’hui. Elles étaient trois à courir sur l’avant-bras, à se poser sur le front, à plonger sur le fromage ou danser sur le pain grillé du déjeuner. En milieu de matinée elle se sont enfuient par la porte fenêtre ouverte sur la montagne. Le soleil à moitié caché par des nuages, nuages qui disparaitront en début de soirée, a sonné les cloches de l’église, comme tous les matins à onze heures. À quatre heures de l’après-midi, ce sont des souris grises qui sonnent les cloches du temple. On entend ces sonnailles jusque très haut dans la montagne. Montagne très calme ce soir, aux alentours de dix heures, peu à peu les fenêtres des fermes posées en équilibre sur les pâturages pentus s’allument. Au loin on entend un cœur d’homme répéter la youtse, et plus loin les cloches des vaches qui broutent les herbes folles qui poussent au bord des précipices.
Jour de paie = jour de déprime. Jusqu'à quand me faudra t-il supporter ça? J'ai de plus en plus de mal à l'accepter et je sens que bientôt, un simple «Such is a life!» ne suffira plus à me contenter!
Yasujiro Ozu Carnets 1933 - 1963
Le jardin de Lignières, cet après-midi Deux pavots de hasard
La consigne du Goût. On lit le Goût ICI Il me semble que Lakevio avait déjà proposé cette toile de Harold Harvey mais j’aime beaucoup cette toile alors il ne me reste plus qu’à trouver une autre idée pour éviter de me faire taxer de « recyclage ». Le moment étant à l’été et aux balades dans les prés, auriez-vous par hasard une idée de ce que pensent ces deux enfants pendant cette halte champêtre ?
Note Par un curieux hasard la proposition du Goût, pour le devoir de ce dernier lundi de juin, me donne l’occasion de terminer une histoire qui laissait entrevoir une suite, à la fin du texte la mention « à suivre » donnait l’illusion que rien n’était terminé. Les acteurs retrouvés jouent la fin de cette comédie humaine. Le début se lit ICI
Et la fête continue Il était en tenue d'été, couché dans l'herbe d'un parc parisien. Quelques fleurs de dent-de-lion égayaient la pelouse. Certaines fleurs étaient déjà en graine. Ce sont ces boules blanches qui s'éparpillent quand on souffle dessus, ce geste est immortalisé sur la couverture du Larousse, avec cette maxime, écrite au-dessus des graines qui s'envolent, « je sème à tout vent ». Le 8 mai 2017, après s’être embrassé langoureusement avec Marine, Emmanuel avait jeté sa veste sur son épaule et, avant de s’enfoncer dans sa nouvelle vie, avait donné rendez-vous à Marine dans cinq ans dans ce parc parisien où les pissenlits s’égayent.
Une pandémie s’était, dans les années 20, insinuée dans le monde, perturbant le confort des uns, jetant dans la misère les autres, les plus démunis, eux les plus nombreux. Cette période où le masque chirurgical, paravent d’un virus nouveau, devint une source de pollution, on en débusquait jusque dans le lit des fleuves ; charrié par le courant des rivières il épousait les océans, sans doute qu’une multitude de tortues aquatiques médusées par cet objet non identifié moururent en dégustant la négligence des humains, cette période perturba également les projets d’Emmanuel.
C’est le 26 juin 2023, avec un an de retard qu’il retrouve Marine dans un parc parisien. Le manque de pluie a transformé l’herbe en amas brunâtre et sec, cette année pas de graines semant au gré du vent leur savoir. Emmanuel en tenue d’été, couché dans l’inconfort de la sécheresse regarde avec tendresse Marine et murmura « les liens avec ma famille depuis la mort de mon père sont détendus. Nous pourrions… » - Maman, maman… Une bambine de cinq ou six ans, s’agrippant à la jupe de sa mère transforme les paroles murmurées en un grand éclat de rire. Blême, Emmanuel interroge, « tu es mariée Marine ? » - Absolument pas - Cette gamine ? Marine danse avec sa fille sur l’herbe devenus poussière - Cette gamine ? C’est Emma, notre fille !
Marine et Emmanuel scellent leur union par un baiser langoureux. Le trio s’engage dans l’allée centrale dans un joyeux tintamarre. En sortant du parc, ils passent, sans la remarquer, devant une œuvre de Banksy crayonnée sur la colonne de pierre frontière entre la rêverie et la vraie vie, Bansky « l’inconnu le plus connu du monde », la star de l’art urbain, celui qui manipule, intrigue et a réussi à mettre en ébullition la planète artistique mondiale. Ses œuvres arrachées à la pierre par des voleurs atteignent des millions de dollars dans les ventes aux enchères. La petite troupe qui chantait à tue-tête une chanson qui eut son heure de gloire au firmament des années 1950, traversa la rue et disparu dans le soleil tout en continuant sa chanson, la,la,la,la…
Dix ans plus tard, on apprendra en lisant une des rares feuille de chou qui s’imprimait encore, qu’ils s’étaient mariés, vivaient heureux et avaient une ribambelle de gamins.
Lettre 51, Blaise Cendrars [Biarritz] à Jacques Henri Lévesque [7, Rue de Berne, Paris VIIIe].
Mercredi matin (21/6/33)
Merci, mon cher Jacques, L. Amiable très important à cause du discours de la Dixmerie lors de la réception à la loge des 9 Soeurs, discours dont on peut trouver le résumé, dit Amiable dans Mémoires secrets de Bachaumont, t. XV, 18 juillet 1780. Voudriez-vous m'envoyer copie de ce résumé, s.v.p. Ne vous impatientez pas, mon livre est loin d'être terminé - et j'ai découvert une mine de documents en Hollande - alors, ça sera encore long! Je vous demanderai un peu plus tard de me rechercher 2 ou 3 pamphlets. Pour le moment je vis dans une solitude intégrale mais d'une façon inouïe --- par moments j'ai peur d'être foudroyé (motus) Êtes-vous content de l'Orbes qui se prépare?
Ma main amie Blaise
Lettre extraite de : Correspondance 1924-1959 Blaise Cendrars Jacques Henri Lévesque "J'écris. Écrivez-moi ." Cendrars œuvres complètes volume 9 Éditions Denoël 1991
Le petit village dans les montagnes ce dernier dimanche de juin. Les tracteurs sillonnent routes et chemins jusque tard le soir. Il faut se hâter de rentrer le foin, des orages sont attendus la semaine prochaine. Sur la dernière photographie on distingue en contrebas le lac de thoune.
La consigne 163e devoir de Lakevio du Goût Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cette toile de Matteo Massagrande. J’aime ce peintre que j’aime à voir comme « le peintre de l’abandon ». Cette toile évoque-t-elle quelque chose pour vous ? Suscite-t-elle quelque envie de voyage ? Quelque souvenir ? On devrait grâce à vous, en savoir plus lundi… Le Goût habiteICI
LES ARPENTEURS La maison aux allures italiennes se dressait sous un ciel gris de fin de printemps ; une ruine sans portes ni fenêtres entourée de multiples jardins séparés par des murets surmontés de barrières en fer avec des portails permettant le passage d’un espace à l’autre. La végétation avait tout envahi. L’endroit ressemblait à Ankor Vat avant les fouilles. Dans cette jungle se mouvaient des arpenteurs, des architectes, des décorateurs, des électriciens, des ébénistes, des tapissiers, des plombiers («Qui c’est ? C’est le plombier !»), des maçons, des vitriers et sans doute sous l’épaisse couche de végétaux quelques ratonnes laveuses, sans oublier Barbara, la belle Barbara toute de rose vêtue. De sa voix de stentor elle demandait de l’aide. Un mûrier particulièrement agressif s’en était pris à sa robe en soie rose bonbon.
Tous ces métiers en relation de près ou de loin avec l’immobilier, la construction et la démolition, mesurent, arpentent, prennent des notes pour présenter un devis qui permettra à la pierre de se relever. Chaussé d’une élégante paire d’espadrilles «Easy Summer Slip On» de la marque du styliste américain Tommy Hilfiger, en toile rouge avec une doublure en textile, semelles en caoutchouc à talon plat, des chaussures estivales totalement inadaptées à la situation d’un urbex en campagne, le mari de Barbara se tenait devant la ruine et contemplait la mer. Un quidam qui promenait son spleen sur le chemin, se porta à hauteur de voix de l'homme à la chaussure rouge*. Une conversation s’engagea. - Vous êtes le nouveau propriétaire ? - Une affaire, croyez-moi. - Un tas de cailloux. - Mais une situation exceptionnelle, cette vue sur la mer... Le quidam se retourna pour contempler la vue et ricana bien haut. - La mer peinte sur le mur d’enceinte de la centrale atomique, quelle dinguerie à trois cents kilomètres de la Grande Bleue. Le mari de Barbara s’était figé net dans une posture indécise, rire ou pleurer. Il eut l’étrange impression de s’être fait rouler par un agent immobilier peu scrupuleux. Son téléphone couina. Son secrétaire l’informait que sa paire de lunettes, égarée depuis quinze jours, avait été retrouvée.
Lignières Entre deux séances de désherbage 28 mai 2023
*L'Homme à la chaussure rouge (titre original : The Man with One Red Shoe) film américain réalisé par Stan Dragoti, sorti en 1985. Il s'agit du remake du Grand Blond avec une chaussure noire réalisé par Yves Robert en 1972.
« Nous donnons le nom de rebuses aux retours de froid qui s'observent surtout au printemps. Ces retours de froid ont une périodicité qui a frappé les agriculteurs et a fait donner aux «rebuses» des noms particuliers. Ainsi on dit la rebuse de l'épine blanche, la rebuse du coucou.» Gallet, 106; cf Vulliemin, Cton Vd, 94; Lugrin, Tzi no, 44. «Ah! la rebuse au coucou !... que d'espoirs en boutons elle a déjà fauchés. » D'Antan, Ct. vd. 12 mai 1900. « La rebuse de fin d'avril, qui a arrêté la sève et roussi quelques bourgeons. » F. d'av. N. 8 mai 1908. « C'est par cette mauvaise rebuse qu'il a attrapé sa purésie. » N-Vd.
Dictionnaire du parler neuchâtelois et suisse romand, Éditions Victor Attinger SA Corcelles (NE), 2008.
Descendre à Interlaken pour un doppio et un «Trüffeltorte» Neige et froid sont de retour dans le petit village dans les montagnes
Comité de sélection des meilleurs films de l'année de la revue Kinéma Jumpô. J'ai fait un petit discours. Les extérieurs de Yokohama ont été remis. Ah ! Comme les thermes de « Nakanishi » chauffés par les rayons du soleil me manquent ! J’aimerais tant revoir les blancs entrepôts sur les hauteurs auréolées de nuages. Gosses de Tôkyô a été élu meilleur film de l’année 1932.
Yasujiro Ozu Carnets 1933 - 1963
Le petit village dans les montagnes Magnifique spectacle, la pleine lune au-dessus des montagnes
Belle journée dans le petit village dans les montagnes le matin, des nuages sont arrivés l'après-midi. Il se murmure qu'il neigera jeudi ou vendredi. Descente à la ville par le car postal de 15h36. Café et pâtisserie au restaurant d'un supermarché près de la gare. Le soir, il fait -1 degrés. Revu « La jetée » film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962, un film mythique.
149e devoir de Lakevio du Goût Cette toile de Marc Chalme me dit quelque chose. Elle me rappelle une histoire, triviale certes mais une histoire. Et à vous ? J’aimerais que cette histoire commençât par « Mais qu'allait-elle faire là-bas ? ». J’aimerais aussi qu’elle se terminât aussi par « J’en retirai le soulagement espéré… » Ne cherchez pas dans votre bibliothèque ou sur Internet, ces deux phrases plates mais courantes sont de votre serviteur. À lundi j’espère.
« Mais qu'allait-elle faire là-bas ? » Pieds nus, vêtue d’une robe verte, un vert qui oscille entre le vert émeraude et le vert suédois, cheveux mi-long qui tombent sur les épaules, Line scrute la forêt qui jouxte le parc. Une plate-bande intégrée aux dalles en granite noir qui forment le sol du rez-de-chaussée de la bâtisse, où poussent des hostas, marque le passage entre le patio et le parc. Line quitte le patio par le côté jardin. Le patio juste tiédi par les journées d’un été brûlant, désert et presque vide respire le silence. Un tapis persan, une table basse et un olivier en pot meublent cette pièce ouverte sur le jardin par une arche aux murs épais. Une tasse et un ordinateur posés sur la table basse sont les seuls signes d’une présence humaine récente. Le café dans la tasse est tiède, l’ordinateur vient de mettre l’écran en mode pause. Presque imperceptible le moteur d’une voiture qui longe le chemin en bordure du parc est couvert par les cris d’un corbeau freux. Un jeune homme vêtu d’une paire de bottes noires, d’un jeans et d’une veste en cuir entre dans le patio par le côté cour. Il doit avoir une vingtaine d’année. Discrètement il vérifie si son couteau est en place dans sa botte gauche. Il braconne parfois. Un léger cliquetis, il se retourne brusquement. « Mais… » La phrase reste en suspens, le coup part. Frappé en pleine poitrine, il est projeté en arrière par la violence de l’impact. Il est comme cloué au mur. Line pose le fusil sur la table basse. Elle ramasse les clefs de voiture échappées des mains du jeune homme. Elle boit le café tiède en grimaçant, embarque la tasse, l’ordinateur et le fusil. Elle récupère ses chaussures derrière l’olivier en pot. Juste avant de s’écrouler sur le granit noir, le jeune homme murmure une phrase mystérieuse, couverte par le moteur d’une Ford Galaxie qui démarre en trombe, « J’en retirai le soulagement espéré… »
Hier, la neige avait blanchi les hauteurs, cette nuit elle a envahi tout le village. 10 à 15 centimètres de poudreuse magnifient le décor. Il est temps de dégarnir le sapin, de ranger chaque décoration dans sa boîte ou emballée dans un papier de soie. Des décorations en verre soufflé, en bois, en carton ou papier mâché, en paille, en plastique, en ruban ou en étoffe. Enlever la pointe et enrouler les guirlandes, vielles de trente ans. Descendre la caisse et le carton, qui renferment la magie du sapin, à la cave pour une hibernation de onze mois.
Les nuages londoniens ont escorté l’Airbus A220-100 de Swiss depuis l’aéroport de Londres City jusqu’au petit village dans les montagnes. J’ai sauté en parachute, l’hôtesse m’a lancé ma valise à roulettes et j’ai atterri sur un tas de fumier. Il n’y a pas de doute j’ai quitté le milieu urbain.
Le dimanche, à Londres, on prend le « le Tube » 8 janvier 2023 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Les Compagnons du Gras jambon Une compagnie de troubadours des temps modernes qui décape! Représentation lors de "Forêt Follies 2017"
Arpenter Londres Aujourdhui, promenade à pied depuis Grandison Road jusqu'au quartier chinois, soit environ 9km. La Wandsworth Road s'étire sur plus de deux kilomètre. C'est d'abord la vie de quartier puis en arrivant à Vauxhall Station un délire architectural. Passage de la Tamise, les londoniens disent la rivière, sur l'élégant pont Vauxhall ensuite Big Ben, Trafalgar Square et Chinatown... Retour sur l'impérial du bus 87.
Le vendredi, arpenter Londres 6 janvier 2023 jour des rois Images, montage, réalisation Jeanjacques666
À l'époque de la sortie du disque Animals (1977) Roger Waters vivait près de Clapham Common et passait régulièrement devant la Battersea Power Station, une centrale électrique à charbon qui approche alors de la fin de sa vie. C'est lui qui proposa le concept de la pochette.
Dans le salon, accroché au-dessus du canapé, une lithographie rappelle que la Battersea Power Station n’est pas loin d’ici. Il m’a fallu une petite heure de marche pour arriver, en traversant le parc Battersea, à cette ancienne centrale électrique. L’intérieur à été transformé en centre commercial. Tout autour c’est un délire architectural. J’en avais presque le syndrome de Stendhal !
État des lieux
Choses vues à Londres un mercredi du côté de Battersea Power Station 4 janvier2023 Ce court vidéogramme est dédié aux Pink Floyd Avions, sapins morts, bus à impériale, jasmin d’hiver, et cetera desunt Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Reste. N'allume pas la lampe, Que nos yeux S’emplissent pour longtemps de ténèbres, et laisse Tes bruns cheveux verser la pesante mollesse De leurs ondes sur nos baisers silencieux.
Nous sommes las autant l’un que l’autre. Les cieux Pleins de soleil nous ont trompés. Le jour nous blesse. Voluptueusement berçons notre faiblesse Dans l’océan du soir morne et délicieux.
Lente extase, houleux sommeil exempt de songe, Le flux funèbre roule et déroule et prolonge Tes cheveux où mon front se pâme enseveli…
Ô calme soir, qui hais la vie et lui résistes, Quel long fleuve de paix léthargique et d’oubli Coule dans les cheveux profonds des brunes tristes.
Catulle Mendès Extrait de « Soirs moroses »
Ce poème figure dans l'anthologie des poètes français contemporains, tome premier, Paris Delagrave éditeur, 1918
Samedi 27 novembre, un colis, que j'attendais avec impatience, est arrivé. Épuisé depuis plus d’une décennie – on trouvait quelques exemplaires vendus à prix d’or -, les mythiques carnets 1933-1963, du cinéaste japonais Yasujiro Ozu ont été réédités par les Éditions Carlotta.
Lundi 29 novembre Berne VISITE D’ÉTAT Pavois et drapeaux flottaient sur le Palais fédéral et les ministères. Le président de la Confédération Ignazio Cassis recevait le président italien Sergio Mattarella.
Hier soir on pouvait voir un cartier de lune depuis le petit village dans les montagnes.
De passage à Neuchâtel, je suis entré dans une librairie pour acquérir « Libre nature », un recueil de textes du géographe Élisée Reclus. Au moment de payer, le gars de la caisse m’a dit que la librairie faisait un contre « Black Friday ». Si j’étais d’accord, je pouvais participer à l’arrondi solidaire. On peut arrondir au centime supérieur ou au franc ou selon nos possibilités. À la fin de la journée, les arrondis solidaires sont versés à une œuvre caritative. Je n’ai pas hésité une seconde. Je déteste le vendredi noir. Dans le wagon restaurant du train qui roulait le long des berges du lac de Thoune, j’ai continué ma lecture du moment : « États sauvages » de Stephen Wright.
Halloween est inconnu dans le petit village dans les montagnes. J'ai filmé ce non-événement, voici le vidéogramme :
Halloween est inconnu dans le petit village dans les montagnes Carnet vidéo filmé à Habkern le 31 octobre 2022 Images, montage, réalisation Jean-Jacques666
Les parroties de Perse de la Place de la gare d'Interlaken, cet aptès-midi vers 16 heures
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure