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Rêveries
7 mars 2023

Le temps des fleurs - Cinéma japonais - Pleine lune

MARDI 7 MARS  1933

Comité de sélection des meilleurs films de l'année de la revue Kinéma Jumpô.
J'ai fait un petit discours.
Les extérieurs de Yokohama ont été remis. Ah ! Comme les thermes de « Nakanishi » chauffés par les rayons du soleil me manquent ! J’aimerais tant revoir les blancs entrepôts sur les hauteurs auréolées de nuages.
Gosses de Tôkyô a été élu meilleur film de l’année 1932.

Yasujiro Ozu
Carnets 1933 - 1963

 

Le petit village dans les montagnes
Magnifique spectacle, la pleine lune au-dessus des montagnes

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31 janvier 2023

les mois d'hiver - La jetée

Belle journée dans le petit village dans les montagnes le matin, des nuages sont arrivés l'après-midi. Il se murmure qu'il neigera jeudi ou vendredi.
Descente à la ville par le car postal de 15h36. Café et pâtisserie au restaurant d'un supermarché près de la gare.
Le soir, il fait -1 degrés.
Revu « La jetée » film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962, un film mythique.

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16 janvier 2023

Les mois d'hiver - Il a neigé cette nuit dans le petit village dans les montagnes, mais là-bas les étés sont brûlants...

 

Lakevio

149e devoir de Lakevio du Goût
Cette toile de Marc Chalme me dit quelque chose.

Elle me rappelle une histoire, triviale certes mais une histoire.
Et à vous ?
J’aimerais que cette histoire commençât par « Mais qu'allait-elle faire là-bas ? ».
J’aimerais aussi qu’elle se terminât aussi par « J’en retirai le soulagement espéré… »
Ne cherchez pas dans votre bibliothèque ou sur Internet, ces deux phrases plates mais courantes sont de votre serviteur.
À lundi j’espère.

 

« Mais qu'allait-elle faire là-bas ? »
Pieds nus, vêtue d’une robe verte, un vert qui oscille entre le vert émeraude et le vert suédois, cheveux mi-long qui tombent sur les épaules, Line scrute la forêt qui jouxte le parc.
Une plate-bande intégrée aux dalles en granite noir qui forment le sol du rez-de-chaussée de la bâtisse, où poussent des hostas, marque le passage entre le patio et le parc. Line quitte le patio par le côté jardin.
Le patio juste tiédi par les journées d’un été brûlant, désert et presque vide respire le silence. Un tapis persan, une table basse et un olivier en pot meublent cette pièce ouverte sur le jardin par une arche aux murs épais.
Une tasse et un ordinateur posés sur la table basse sont les seuls signes d’une présence humaine récente. Le café dans la tasse est tiède, l’ordinateur vient de mettre l’écran en mode pause.
Presque imperceptible le moteur d’une voiture qui longe le chemin en bordure du parc est couvert par les cris d’un corbeau freux.
Un jeune homme vêtu d’une paire de bottes noires, d’un jeans et d’une veste en cuir entre dans le patio par le côté cour. Il doit avoir une vingtaine d’année. Discrètement il vérifie si son couteau est en place dans sa botte gauche. Il braconne parfois.
Un léger cliquetis, il se retourne brusquement.
« Mais… »
La phrase reste en suspens, le coup part. Frappé en pleine poitrine, il est projeté en arrière par la violence de l’impact. Il est comme cloué au mur. Line pose le fusil sur la table basse. Elle ramasse les clefs de voiture échappées des mains du jeune homme.
Elle boit le café tiède en grimaçant, embarque la tasse, l’ordinateur et le fusil. Elle récupère ses chaussures derrière l’olivier en pot.
Juste avant de s’écrouler sur le granit noir, le jeune homme murmure une phrase mystérieuse, couverte par le moteur d’une Ford Galaxie qui démarre en trombe,
« J’en retirai le soulagement espéré… »

14 janvier 2023

Les mois d'hiver - Jazz

Courte balade dans le Ville fédérale

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                                                  Le premier pont de Berne

Note :
Pour Emma
Le Niesen est à une cinquantaine de kilomètres de Berne, en direction d'Interlaken.

Samedi soir, c'est jazz

Charlie Parker ‎– Montréal (1953)


-Reccorded:

(tracks 1-7) Chez Parée, Stanley St., Montréal, February 7, 1953

(tracks 8-12 )CBC Studios, Dorchester Blvd., Montréal, February 5, 1953

_________________________________________________________________

-Tracklist:

1  Intro Chez Parée          0:52

2  Ornithology                  4:08

3  Cool Blues                  7:32

4  I'll Remember April  5:39

5  Moose The Mooche  5:14

6  Embraceable You  3:42

7  Now's The Time          7:41

8  Intro TV Program     0:24

9  Cool Blues                  1:58

10  Bernie's Tune          3:13

11  Don't Blame Me          3:24

12  Wahoo (Perdido)          3:28

13  Closing                    0:17

_________________________________________________________________

-Personnel:

Alto Saxophone – Charlie Parker (tracks: 1 to 3, 5 to 9, 11, 12)

Bass – Bob Rudd (2) (tracks: 5 to 7), Hal Gaylor* (tracks: 1 to 4), Neil Michaud (tracks: 9 to 12)

Drums – Billy Graham (5) (tracks: 1 to 4), Bobby Malloy (tracks: 5 to 7), Ted Paskert (tracks: 9 to 12)

Guitar – Dick Garcia

Piano – Paul Bley (tracks: 9 to 12), Steep Wade (tracks: 5 to 7), Valdo Williams (tracks: 1 to 4)

Tenor Saxophone – Brew Moore (tracks: 10, 12)

10 janvier 2023

les mois d'hiver - Dernier jour du sapin !

Hier, la neige avait blanchi les hauteurs, cette nuit elle a envahi tout le village. 10 à 15 centimètres de poudreuse magnifient le décor.
Il est temps de dégarnir le sapin, de ranger chaque décoration dans sa boîte ou emballée dans un papier de soie. Des décorations en verre soufflé, en bois, en carton ou papier mâché, en paille, en plastique, en ruban ou en étoffe. Enlever la pointe et enrouler les guirlandes, vielles de trente ans. Descendre la caisse et le carton, qui renferment la magie du sapin, à la cave pour une hibernation de onze mois.

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8 janvier 2023

Les mois d'hiver - Nuit 11/11, épilogue

Les nuages londoniens ont escorté l’Airbus A220-100 de Swiss depuis l’aéroport de Londres City jusqu’au petit village dans les montagnes. J’ai sauté en parachute, l’hôtesse m’a lancé ma valise à roulettes et j’ai atterri sur un tas de fumier. Il n’y a pas de doute j’ai quitté le milieu urbain.

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Le dimanche, à Londres, on prend le « le Tube »
8 janvier 2023
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

6 janvier 2023

Les mois d’hiver - Les rois - Pleine lune du loup - Nuit 10/11

                          J'aime la galette 

Les Compagnons du Gras jambon
Une compagnie de troubadours des temps modernes
qui décape!
Représentation lors de "Forêt Follies 2017"

Arpenter Londres
Aujourdhui, promenade à pied depuis Grandison Road jusqu'au quartier chinois, soit environ 9km. La Wandsworth Road s'étire sur plus de deux kilomètre. C'est d'abord la vie de quartier puis en arrivant à Vauxhall Station un délire architectural. Passage de la Tamise, les londoniens disent la rivière, sur l'élégant pont Vauxhall ensuite Big Ben, Trafalgar Square et Chinatown... Retour sur l'impérial du bus 87.

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Le vendredi, arpenter Londres
6 janvier 2023
jour des rois
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

4 janvier 2023

Les mois d’hiver - Quatre cheminées blanches - Nuit 8/11

 

Pochette  de disque des Pink Floyd

À l'époque de la sortie du disque Animals (1977) Roger Waters vivait près de Clapham Common et passait régulièrement devant la Battersea Power Station, une centrale électrique à charbon qui approche alors de la fin de sa vie. C'est lui qui proposa le concept de la pochette.

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Dans le salon, accroché au-dessus du canapé, une lithographie rappelle que  la Battersea Power Station n’est pas loin d’ici. Il m’a fallu une petite heure de marche pour arriver, en traversant le parc Battersea, à cette ancienne centrale électrique. L’intérieur à été transformé en centre commercial. Tout autour c’est un délire architectural. J’en avais presque le syndrome de Stendhal !

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État des lieux 

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Choses vues à Londres un mercredi
du côté de Battersea Power Station
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Ce court vidéogramme est dédié aux Pink Floyd
Avions, sapins morts, bus à impériale, jasmin d’hiver, et cetera desunt
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

13 décembre 2022

Les mois d'hiver - Bibliothèque

 

Soror dolorosa

Reste. N'allume pas la lampe, Que nos yeux
S’emplissent pour longtemps de ténèbres, et laisse
Tes bruns cheveux verser la pesante mollesse
De leurs ondes sur nos baisers silencieux.

Nous sommes las autant l’un que l’autre. Les cieux
Pleins de soleil nous ont trompés. Le jour nous blesse.
Voluptueusement berçons notre faiblesse
Dans l’océan du soir morne et délicieux.

Lente extase, houleux sommeil exempt de songe,
Le flux funèbre roule et déroule et prolonge
Tes cheveux où mon front se pâme enseveli…

Ô calme soir, qui hais la vie et lui résistes,
Quel long fleuve de paix léthargique et d’oubli
Coule dans les cheveux profonds des brunes tristes.

Catulle Mendès
Extrait de « Soirs moroses »

Ce poème figure dans l'anthologie des poètes français contemporains, tome premier, Paris Delagrave éditeur, 1918

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30 novembre 2022

Il automne - Dernier jour

Samedi 27 novembre, un colis, que j'attendais avec impatience, est arrivé.
Épuisé depuis plus d’une décennie – on trouvait quelques exemplaires vendus à prix d’or -, les mythiques carnets 1933-1963, du cinéaste japonais Yasujiro Ozu ont été réédités par les Éditions Carlotta.

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Lundi 29 novembre
Berne
VISITE D’ÉTAT
Pavois et drapeaux flottaient sur le Palais fédéral et les ministères.
Le président de la Confédération Ignazio Cassis recevait le président italien Sergio Mattarella.

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Hier soir on pouvait voir un cartier de lune depuis le petit village dans les montagnes.

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25 novembre 2022

Il automne - Vendredi noir

De passage à Neuchâtel, je suis entré dans une librairie pour acquérir « Libre nature », un recueil de textes du géographe Élisée Reclus. Au moment de payer, le gars de la caisse m’a dit que la librairie faisait un contre « Black Friday ». Si j’étais d’accord, je pouvais participer à l’arrondi solidaire. On peut arrondir au centime supérieur ou au franc ou selon nos possibilités. À la fin de la journée, les arrondis solidaires sont versés à une œuvre caritative. Je n’ai pas hésité une seconde. Je déteste le vendredi noir.
Dans le wagon restaurant du train qui roulait le long des berges du lac de Thoune, j’ai continué ma lecture du moment : « États sauvages » de Stephen Wright.

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17 novembre 2022

Il automne - Belle journée

Halloween est inconnu dans le petit village dans les montagnes. J'ai filmé ce non-événement, voici le vidéogramme :

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Carnet vidéo filmé à Habkern le 31 octobre 2022
Images, montage, réalisation Jean-Jacques666

 

Les parroties de Perse de la Place de la gare d'Interlaken, cet aptès-midi vers 16 heures

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Le petit village dans les montagnes vers 17H20

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23 octobre 2022

Il automne - D'un village à l'autre

 

07h20, le petit village dans les montagnes est encore plongé dans la pénombre. Il faudra attendre dix heures passées pour que le soleil, sorti comme le diable d'une boîte, éclaire le village. Cela se produira pratiquement à l'heure de mon arrivée dans le village des vacances de mon enfance.
Un croissant de lune fera l'affaire pour le petit-déjeuner d'un rapace, un faucon, emblème de la commune, qui décrit des cercles affamés au-dessus des chalets. À défaut de rat des champs cette viennoiserie, même pas une lune entière, maigre pitance, calmera la famine de l'oiseau de proie...

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Le jardin de Lignières ce dimanche. 

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Onze heures plus tard, retour dans les montagnes. 

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28 septembre 2022

Il automne - Il pleut depuis 24 heure, le Lombach s'est réveillé, on l'entend couler au fond de la vallée.

Aujourd'hui, on ne voit pas l'Augsmatthorn (2136m). Il est enveloppé d'une fine couche de brume. Hier, surprise, des flocons tombés pendant la nuit ont décoré ses flans d’une mince couche de neige qui disparaîtra en fin de journée.

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                     Aujourd'hui

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L'unique magasin du petit village dans les montagnes, d'une surface modeste, minuscule au regard des géants plantés à l’orée des villes, fait office de boulangerie, pâtisserie, fromagerie, dépanneur, tea-room et agence postale. La quintessence des centres commerciaux qui pullulent dans les rumeurs de la ville.
Parfois trône, parmi les pâtisseries, la spécialité de ce drugstore « l’Augsmatthorn ».
Je me souviens qu’à Paris, dans un coin des Champs-Élysées, au mitan des années septante, s’était ouvert un des premiers drugstores de France. Il était ouvert toute la nuit ou du moins jusqu’à pas d’heure. J’étais allée tester tard le soir, émerveillé. J’avais envoyé une foule de cartes postales, dans mon pays, pour raconter ce fait incroyable, faire des courses à minuit. Chez nous les magasins avaient portes closes entre 12 et 14 heures, le mercredi après-midi, le samedi à partir de 17 heures et le dimanche toute la journée. Tout a changé depuis !

« l’Augsmatthorn » est une pâtisserie à la gloire du sommet qui veille sur le village. Le visuel, comme disent les cuisiniers auréolés d’étoiles, est sympathique. Je vais délibérément oublier de raconter la dégustation…

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23 septembre 2022

Il automne - Désalpe

Le petit village dans les montagnes vit au rythme des désalpes. C'est le retour des vaches. Fringantes, elles descendent d'un pas rapide des alpages. Beaucoup de monde sur la place du village pour regarder le retour des troupeaux. Aujourd'hui, c'est une avant-garde qui descend. Demain ce sera le gros de la troupe, puis, jusqu'à la fin du mois il y aura encore quelques retours. Cette année, les désalpes, dans la région d'Interlaken, se font avec deux semaines d'avance. Les pluies, un peu pingre cette année, rendent les alpages secs et peu verdoyants en ce mois de septembre.

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Je prépare un vidéogramme de cette désalpe, il sera mis en ligne bientôt.

10 septembre 2022

Il automne - Fin de saison

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La piscine ferme ses portes en fin d'après-midi, la saison s'achève.

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68881275-6726-40C2-A93E-85956AB52283Quoi de neuf ?
Sonate d'automne, nuit fraîche, une couverture grise dans le ciel empêche les étoiles de voir la lune pleine.


Rentrer, le soir

 Une allée de jardin botanique, avec beaucoup de ciel
rouge au-dessus des arbres humides. Et un père, une mère
des aciéries qui y ont mené leur petit enfant.

 Puis, du côté du soir, les toits sont une main qui tend à
une autre main une pierre.

 Et c’est soudain un quartier de boutiques basses et
sombres, et la nuit qui nous a suivis pas à pas a un souffle
court, qui cesse parfois ; et la mère est immense près du
garçon qui grandit.

Yves Bonnefoy (Rue Traversière)

2 septembre 2022

Il automne - Virée dans le canton du Jura

Un balade dans un décor enchanteur, par une journée d'un automne encore hésitant, me conduit au restaurant du Vorbourg, au-dessus de Delémont.
Dîner agréable sur la terrasse de ce restaurant connu dans tout le canton du Jura, une terrasse ombragée avec vue sur Soyhières.
Restaurant (Bio ici)

Photographies, quelques vues de Delémont et de l'ambiance pendant la montée à pied. 

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27 août 2022

L'été de tous les dangers - Les samedis de Capucine ...

06h23, sur la route 66, je m'arrête à Gals pour faire le plein d'essence. Le litre est à moins de 2 francs ! Une aubaine, il n'y a personne à cette heure matinale. Généralement c'est la queue, toutes les voitures de la région viennent s'abreuver ici.

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Vers 11 heures, c'est la fête à la Cure d'air, à Yverdon. Magnifique décor, balayé d'une légère bise, pour fêter Capucine (ICI), elle souffle une bougie.

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6 août 2022

L'été de tous les dangers - Cafés, pâtisseries et nuages

Après quelques jours passés dans le village des vacances de mon enfance, retour dans les montagnes. 
Avant de monter dans les brumes du petit village dans les montagnes, goûter à la pâtisserie Tea-Room Rieder à Interlaken. Des guêpes sont arrivées au nombre de cinq. Il a donc fallu partager le gâteau !

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29 juillet 2022

L'été de tous les dangers - Coucher de soleil par procuration

Le petit village dans les montagnes, un soir de fin juillet. Le coucher du soleil est invisible ici, il se couche du côté du Jura. En fait, le photographe qui fixe sur la pellicule ces nuages enflammés à le soleil derrière lui, au-delà de la Ville fédérale. Les rayons de Phœbus, rasant les montagnes frappent les nuages qui bordent l' Augstmatthorn. Derrière l' Augstmatthorn, c'est le lac de Brienz.

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7 juin 2022

L'été de tous les dangers - Le soir, quand la nuit est tombée, on entend le Lombach qui coule dans les gorges

Bref interlude à Berne, le temps de faire les courses au marché et de boire un doppio au Versa (ex-Colonial bar). 
Il pleuvait, tôt ce matin, dans le petit village dans les montagnes. 
Pour se rendre dans la Ville fédérale, il faut 17 minutes de car postal, 11 minutes d'attente et 52 minutes de train. 
Pour le retour, il faut choisir un train qui permet la correspondance avec le car postal. Le temps de trajet est le même qu'à l'aller.
Ce soir n'on entend pas les cloches des vaches sur les alpages, elles sont sur l'autre versant. On entend la Lombach qui creuse les gorges

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                                                       Le bouquet au Versa est toujours superbe

                                                       Un lecteur sur la terrasse du Versa

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                                                                       Doppio (sans croissant !)

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19 septembre 2022

Il automne - Intox

137e devoir de Lakevio du Goût
La consigne :

 

Ce monsieur, peint par Jackie Knott semble…
Semble quoi ?
Il est d’un sérieux papal, soit.
Mais encore ?
J’espère qu’on en saura plus lundi, grâce à nos efforts communs pour lire sa pensée.

 

 

 

Fausse nouvelle

Deux allées en terre battue séparées par une plate-bande semée d’un gazon peu entretenu, une herbe folle partie à l’assaut d’une gouttière en cuivre, quelques plantes vertes dans des bacs en chêne des pierriers composent le décor d’un jardinet à l’esprit zen. Entouré de hauts bâtiments, un silence monacal s’échappe de cette oasis propice à l’introspection de l’âme. Un olivier crevotant et trois bancs complètent la scène. Les planches de ces bancs, couleur caca dauphin, sont fixées à des armatures en fer forgé terminées par des gueules de dragon.
Dans ce Gethsēmani d’un autre siècle, un oiseau picore la terre, méticuleusement, en quête d’une graine ou d’un ver. Curieux, comme tous les volatiles, son œil fixe une masse sombre sur un des bancs.
Si nous nous approchons de cette masse sombre, que l’oiseau tente de distinguer, nous verrons une silhouette humaine ; un homme assis sur un des bouts du banc du milieu. Jambes croisées, les mains occupées à tenir une liasse de feuillets, totalement immobile, il semble de marbre. Il pourrait avoir sa place dans le célèbre musée de cire de la ville.
Pantalon gris, chaussettes et chaussures noires, haut du corps enveloppé d’un imperméable gris-noir, il fixe ostensiblement ses feuillets. Une paire de lunettes montées sur deux cercles de fer forgé fixés à une paire de branches en chêne rouvre complète le portrait. Un chapeau mou, noir, cerclé d’un ruban de même couleur, rabattu sur les yeux, cache en partie le crâne rasé du lecteur statufié.
L’oiseau s’envole tenant dans son bec une branchette arrachée à l’olivier agonisant. Son plumage d’un blanc immaculé contraste avec la noirceur de l’homme assis sur le banc. La colombe regagne son colombier urbain. Le visage de l’homme n’a pas cillé. 
Huit jours se sont écoulés depuis la lune des moissons et ces menus événements qui troublent la quiétude de ce jardinet.

Un léger déplacement d’air, provoqué par les pas rapides d’un inconnu qui se dirige vers la masse sombre, agite le feuillage rachitique de l’olivier. Il se penche et ses lèvres murmurent quelques mots à l’homme en noir. En relevant son buste, l’inconnu identifie sur la liasse de feuillets tenue fermement par ce qui semble être une personne déterminée, au visage dur et fermé, une graisse « Helvetica Neue 95 Black ». Ces caractères gras lui permettent de lire l’entête de la page : « Feuille de route ».
Sans montrer le moindre signe d’une émotion, le lecteur plie les feuillets en deux et les glissent dans une des poches de son imperméable. Il se lève et suit l’inconnu. 

Un couloir obscur, une porte en chêne sessile sur laquelle est fixé un chiffre royal en fer forgé, l’homme en noir a retiré son chapeau en pénétrant sur une galerie en pierre. Cette galerie à trois mètres du sol située sur un des côtes d’une salle immense permet d’assister à un rituel qui marque la fin d’une époque.
L’homme en noir s’incline trois fois. Au milieu de cette salle, un cercueil en chêne d’Angleterre, drapé de l’étendard royal, repose sur un catafalque tendu de pourpre, entouré de chandeliers. La couronne d'État impériale posée sur un coussin violacé, le sceptre à la croix et l’orbe, ces regalia sont disposés sur le cercueil. Une couronne de fleurs blanches, mêlé de feuillage vert complète cette symbolique. Jour et nuit, des milliers de personnes défilent devant le catafalque pour rendre un dernier hommage à leur souveraine.

L’homme en noir disparaît dans une voiture grise. Assis à l’arrière de la berline sur un siège en cuir, il descend une tablette en chêne à trochets fixée au siège avant par un ingénieux système en fer forgé. Il y dépose la liasse de feuillets qu’il a retiré de sa poche.

Un oiseau, picore sur le tarmac d’un aéroport international, au pied d’un aéronef. Curieux, comme tous les volatiles, son œil fixe une masse sombre qui entre dans l’avion. Dans quelques minutes, cet avion, dans un bruit d’enfer, s’arrachera de la piste. Vladimir Vladimirovitch regagne les bords de la Moskova.

21 mai 2022

Cailles parfumées à l'alcool de coing, rôties au four accompagnées d'asperges blanches vapeur et de chips

Berne aux alentours de midi, on dirait le sud, le temps dure longtemps...
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Samedi soir, les cailles passent à la casserole dans des effluves d'alcool de coing. Chips et asperges blanches complètent le menu. Un souper inédit dans le petit village dans les montagnes où l'on consomme des saucisses et du fromage d'alpage !
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14 mai 2022

Nuit 9/9 - Petit déjeuner pris dans le wagon restaurant, d'un train reliant Interlaken à Berne

Café insipide, croissants élastiques, paysages somptueux

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Déjeuner du matin
Jacques Prévert

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler

Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder

Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder

Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.

8 février 2022

Les mois d'hiver - Quoi de neuf dans le jardin du village des vacances de mon enfance ?

Il faudra se coucher dans les deux sens de ce moment de soleil à Berne et en face du filmeur où les images sont très très pratiques et les affiches du film de ce restaurant sont en train d'en parler.

Les premières fleurs du jardin

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Arturo Benedetti Michelangeli et Sergiu Celibidache
Ludwig Van Beethoven Concerto pour piano n. 5, op. 73 en mi bémol "Empereur"
Paris 1974
Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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