Encore un beau dimanche, la vie s'écoule au ralenti. Les nuages se dispersent, le coucher du soleil sera magnifique! Dimanche, la ville fédérale suinte d'ennui. Il est temps de boire un "iced espresso" à l'Adriano's bar. Le café est coulé sur de la glace pilée. Dimanche, dernier jours de mai, il fait 22° à 15H20. Un train régional file en direction de Berthoud. Dans un champ, des vaches couchées ruminent.
Dans le ciel, en début de soirée, des aéronefs bondées de voyageurs se croisent dans le ciel au-dessus de Berne
Le coucher du soleil, de ce dernier jour de mai, ne peut s'exprimer totalement. Un rideau de nuages s'étire derrière la chaîne du Jura...
Depuis la chambre de l'écritoire, en cette saison hivernale, seuls quelques indices indiquent que le soleil se couche du côté de la Roseraie. Ce samedi de décembre, une cascade de nuages striés de rose, passe par dessus le Chasseral pour retomber sur Nods et Lignières. Il fait doux pour la saison et le record de chaleur, pour un 20 décembre, a presque été atteint. Dans les montagnes, les skieurs, lattes aux pieds, attendent une chute de neige pour godiller sur les pistes noires...
Les campagnes silencieuses attendent que l'hiver arrive. Quelques cris d'oiseaux, de loin en loin, troublent le silence. En ville, les gens se calfeutrent chez eux pour échapper à l'humidité diffusée par la chape de brouillard, qui stagne au-dessus de la ville fédérale.
Vitrine de Noël à Berne, photographie envoyée par Ric via I-Truc
Décor de fête à Jerez, photo envoyée par I-Truc par Magnolia
Le Gurten, le but des promenades du dimanche pour les Bernois qui s'échappent de la capitale.....
LA FIN DES TEMPS Dans la mytologie germanique, "la fin des temps" est la période comprise entre la fin de la chute des feuilles et la première neige. Une période d'attente, les campagnes sont silencieuses...
Il semble que l'Été, le bel été soit un peu distrait cette année et passe ses journées dissimulé derrière quelques bosquets de rosiers à lire des romans au lieu de se pavaner et d'offrir ses splendeurs estivales. La pluie et les orages s'emparent de la place vacante et les foudres de Vulcain accompagnées de pluies nourries sont notre ordinaire. Il n'y a plus qu'à se réfugier, jusque tard dans la soirée, à l'Adriano's bar pour se réchauffer d'un doppio Malabar et lire la presse. Les nouvelles ne sont pas bonnes. L'été 14 ressemble à un autre été 14. En juin 1914, on tirait sur les passagers d'une voiture à Sarajevo, en juillet 2014, on tire sur un Boeing dans le ciel d'Ukraine... Les deux ventilateurs fixés au plafond du bar sont à l'arrêt. Ces jours, il n'y a pas de chaleur à disperser. La musique qui s'échappe du haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café, est du rock pur et dur. Le volume est au maximum, les tympans souffrent. Le festival du Gurten qui se déroulait sur la montagne éponyme, chère aux Bernois, fêtait cette année ses 30 ans (ICI) La nuit va bientôt envahir la ville verte, il est temps de rentrer...
Le 20 mars, j'ai débarqué du bus peu avant 8 heures. La lumière du matin était aussi belle que celle du soir. J'ai filmé quelques plans du village des vacances de mon enfance ainsi que du jardin.
Lignières - 20 mars 2019 #vlog #vlog9
Lignières - 20 mars 2019 I Réminiscences II Le jardin (état du 20 mars 2019) Équinoxe de printemps à 22h58 Vlog Carnet vidéo filmé le 20 mars 2019 Réalisation Jeanjacques2019
Samedi soir, dans la cuisine, des airs de jazz tourbillonnent. La cafetière italienne est chauffée à blanc. Les chats du quartier se font discrets depuis quelques jours. Le calme de la maison s'étiole. Les enfants sont de retour. Les vacances scolaires s'achèvent lundi. Les oiseaux de nuit dansent sur les rythmes effrénés de Tommy Dorsay. La cuisine se transforme en night-club. On y boit des coktails sophistiqués et des "Cuba libre" en écoutant Les Andrew Sisters. A la fin des années septante, quand nous trainions dans les bars de Genève jusqu'à pas d'heure, on commandait des rhum-coca, l'appellation Cuba libre était un peu désuette.
Recette
5 cl de rhum blanc (en général du rhum cubain : Havana Club Añejo Especial ou Bacardí gold).
12 cl de cola (en général du Coca-Cola).
1/2 citron vert pressé (à ne pas piler au fond du verre).
Servi dans un verre long tumbler, pré-rempli de glaçons.
Parmi les trois balades "classiques" du dimanche, l'une d'elle longe le lac de Thoune entre Spiez et Faulensee. Aujourd'hui, elle fut parcourue à l'envers sur une petite distance seulement. La forêt de hêtres qui descend jusque sur la rive s'affaibli au fil des années. Les vagues mange la rive et quelques arbres se sont effondrés dans le lac. Dans la partie supérieure, très pentue, des glissements de terrain sont fatals pour les hêtres. Cette petite portion de forêt originel laisse entrevoir le paysage à l'époque romaine. Ce sentier bucolique, sous les hêtres, à été inauguré en 1914. Sous le regard d'un lama, insolite dans une prairie au bord de ce lac romantique, un bateau de ligne quitte Faulensee. Il cabote de Thoune à Interlaken
DIMANCHE 26 JUIN 2016 L'Adriano's bar ouvre ses portes à 10H00, le dimanche. Par ce dimanche chaud et humide, les consommateurs, après être venus chercher leur consommation au bar s'enfuient sur la terrasse. La salle semble déserte. Le haut- parleur, situé au-dessus de la machine à café diffuse de la musique classique. Les deux ventilateurs, fichés au plafond, se morfondent. Ils ne brassent pas l'air. Quelqu'un a oublié de pousser sur le bouton! La presse dominicale parle de balle au pied et de divorce entre les Anglais et le Continent. La SonntagsZeitung, taquine, titre "Schwexit!" pour relater les ennuis de l'équipe suisse, qui, faute de buts, s'est fait éliminée du championnat d'Europe des Nations de balle au pied masculin. Quelques pages plus loin, on voit le pitbull anglais pisser sur la fleur européenne. Le quotidien Le Temps, à sa une, propose de réinventer l'Europe. Elle évoque aussi, dans un supplément, les 50 ans du festival de jazz de Montreux. Le doppio Malabar, remet les idées en place.
Les étés d'antan... 1962 L'aérodrome sur lequel s'était posé un DC3 en juin 1957 (ICI) se situe à gauche du char de foin. 5 ans se sont écoulés, en culottes courtes, comme on disait alors, coiffé d'une casquette, je m'accroche au char de foin, ma compagne de jeu n'a pas l'air trop rassurée. Moment de détente au jardin en compagnie de ma grand-mère... Les photographies ont sans doute été prises par ma tante. Aujourd'hui, alerte octogénaire, on peut la voir arpenter la plaine d'Areuse, lors de sa promenade quotidienne et il faut être bon marcheur pour la suivre.
Plus qu'une photo couleur numérique de notre époque, cette photo d'un char de foin en noir et blanc argentique reflète admirablement l'été...
Dimanche 3 juillet 2016 Les coquelicots dans la campagne de Wabern.
Alors que le vol 2L0021 en provenance de Palma de Majorque passe au-dessus de la cuisine de l'appartement des papillons, il est 21H00, quelque part en France, résonne l'hymne allemand, suivi d'une Marseillaise guerrière. La seconde demi-finale comptant pour le championnat d'Europe des Nations de balle au pied masculin va commencer... Selon le dicton, c'est l'Allemagne qui gagne. Pas besoin de regarder cette rencontre qui n'intéresse que les chats du quartier, agglutinés devant des téléviseurs installés dans le jardin voisin. Le résultat pourra être consulté dans la presse du soir de demain. Ci-dessous, quelques images de la partie de ballon rond opposant la Mannschaft aux Bleus:
la partie de ballon rond opposant la Mannschaft aux Bleus, extrait (1931)
Comme un p'tit coquelicot.
Marcel André Mouloudji, né le 16 septembre 1922 à Paris et mort le 14 juin 1994 (à 71 ans) à Neuilly-sur-Seine, est un chanteur, auteur-compositeur-interprète, peintre et acteur français d'ascendance paternelle algérienne.
Ci-dessus, l'envers du décor, Le Gurten. Quelques rayons élairent la montagne préférée des Bernois.
Le coucher se soleil de ce 2 juillet est assez beau. Les arbres cachent une partie du spectacle...
« Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, mais à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne »— (Boutade fameuse due au footballeur anglais Gary Lineker.) Pour l'instant, sur un terrain, quelque part en France, où se joue une partie comptant pour le championnat d'Europe des Nations de balle au pied masculin, la boutade semble se vérifier. On pourra lire le résultat, demain, dans la presse dominicale.
Sir Edward Elgar (né à Lower Broadheath, près de Worcester, le 2 juin1857 – mort à Worcester le 23 février 1934), 1er baronnet Elgar de Broadheath, est un compositeur et chef d'orchestre britannique dont les œuvres sont entrées dans le répertoire classique international.
Elgar - Pomp and Circumstance March No. 1 (Land of Hope and Glory) (Last Night of the Proms 2012)
Ossip Antonovich Kozlovsky (aussi Joseph,Iosif Kozlowsky russe : Осип Антонович Козловский, également Иосиф ou Юзеф polonais : Józef Kozłowski; (Né en1757 à Propoysk mort le 11 Mars 1831 à Saint - Pétersbourg ) était un compositeur Russe - Polonais d'origine biélorusse.
Osip Kozlovsky - Requiem in E-flat minor (1798)
Requiem en mi bémol mineur (1798), le premier requiem russe.
Soprano I: Galina Simkina Soprano II: Lidiya Tchernykh Mezzo-soprano: Valentina Panina Tenor: Konstantin Lisovsky Bass: Vladimir Motorin Chorus: State Moscow Choir Orchestra: USSR Ministry of Culture Symphony Orchestra Conductor: Vladimir Yesipov
Selon quelques indiscrétions, il semblerait que le match Angleterre Russie se soit terminé par un but pour chaque équipe. C'est nul! Selon des images diffusées avant la rencontre, sur les chaînes de télévision, il semblerait que certains endroits de Marseille ressemblent à des champs de bataille. C'est du sport...
Le DC 3 devant les hangars de la « Transair » (Press Photo Actualité, Neuchàtel.)
Pour la première fois dans le canton de Neuchàtel
Le contrôleur du tram no 5 qui, un jour, criait joyeusement :«En voiture pour Serrières, Auvernier, Colombier, Areuse, avec communication pour l'Amérique » ne faisait que de l'anticipation.
En effet, hier après-midi, un gros avion américain se posait sur les pistes d'Areuse, devant les bâtiments de la Transair. Il ne s'agissait pas encore de l'inauguration d'une ligne avec service régulier, mais puisqu'un DC 3 a pu se poser, tous les rêves sont permis.
Notre visiteur était imposant et la douzaine d'avions de tourisme à 3 ou 6 places en réparation dans les ateliers Transair faisaient figure de parents pauvres. Toutefois c'est avec eux que nous aurions préféré faire une balade dans le ciel hier. Car notre DC 3 ne doit pas être des plus confortables :
Utilisé pour le transport, l'avion qui porte la marque US Air Force ne possède en effet de fauteuils que pour lesmembres de l'équipage. Dans la carlingue, où pourraient prendre place 28 personnes, il n'y a qu'un banc au-dessus duquel pendent des parachutes. On nous montre gentiment la façon dont se préparent les sauts dans le vide
Les quatre membres de l'équipage ne se sont arrêtés à Transair que pour des questions de service. Ils vont repartir pour le poste de base qui est Chàteauroux. Après une visite de la piste longue de 750 mètres, un dernier salut, le bi-moteur s'en va cahin-caha jusqu'au point de départ. Les hélices tournent, le foin coupé qui jonche les abords de la piste s'envole de tout côté et bientôt le lourd appareil quitte le sol. Quelques centaines de mètres en direction de l'est, un virage et un passage en signe d'adieu sur la tête des spectateurs, pour la plus grande joie des écoliers venus admirer le « gros oiseau ». Bon voyage, DC 3.
RWS.
Article paru dans "L´Express" daté du samedi, 22 juin 1957
"L'Express" daté du 22 juin 1957
"L'Express est le nouveau nom de la Feuille d'avis de Neuchâtel (dès 1766), fondée en 1738 comme Feuille d'Avis, qui est elle-même le plus ancien journal en langue française. La parution augmenta,d'une fois par semaine, en 1855, à deux fois par semaine, 1873 à trois fois par semaine. Depuis 1884, la Feuille d'Avis de Neuchâtel est un quotidien. En 1964, elle fusionna avec L'Express de Neuchâtel, fondé en 1891, dont elle reprend le nom en 1988. L'Express est un journal indépendant, mais il conserva jusqu'à l'époque actuelle une position conservatrice. En 1996 sa rédaction a fusionné avec celle de L'Impartial, l'autre quotidien du canton du canton de Neuchâtel, édité à La Chaux-de-Fonds. Les deux journaux ont leur propre partie régionale et la une qui les distingue, le reste du journal est produit de manière centrale à Bussigny/Lausanne." (Source: Wikipédia)
L'ÉTÉ, LE BEL ÉTÉ
Un été à la Schenkstrasse - 2011 Été urbain - 2012 Un été de porcelaine - 2013 Été'14 - 2014 Un été aigre-doux - 2015 (Cliquez sur les dates pour admirer les étés passés...)
"Le 60e été", séquence 1, plan 1, "Moteur, on tourne!"
PLAN FIXE - 1 MINUTE PAR JOUR - Journée de deuil national - Nos pensées vont aux victimes de Crans-Montana et à leur proches - 9 janvier 2026 - Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Ce matin au réveil, découverte d'un léger saupoudrage de neige sur les hauteurs. La température s’est rafraichie. De passage dans la Ville fédérale pour boire un doppio au Versa bar, découverte d’un bouquet printanier dans un coin du bar.
Versa bar 20 février 2024 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
De retour dans le petit village dans les montagnes : L'Augstmatthorn sous le soleil et plus tard au clair de lune
Pour le souper, en accompagnement du repas, j'ai rôti des pommes de terre. Il s’agit de la variété « Celebration ». Une variété demi-précoce avec une tubérisation élevée et une présentation festive. Pommes de terre de culture biologique, estampillée Demeter.
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Quand le film de Woody Allen, "September" , est sorti à Genève, en 1987 ou 88, je suis allé le voir avec ma soeur et Catherine, une amie. J'étais plongé dans le film, totalement absorbé. A l'entracte, j'ai senti un grondement. J'ai dit: vous n'aimez pas, ils n'aiment pas? On m'a répondu "bof". J'avais aimé ce film et je serai curieux, de le revoir pour savoir si il me passionnerait toujours autant. Dans la ville fédérale, les couleurs d'automne, par petites touches apparaissent sur les arbres et arbustes. Une flèche sur le sol indique la marche à suivre... La maison est étrangement calme. Les enfants sont partis en voyage, avec leurs parents. Il reste la pianiste qui habite sous les combles. Elle joue faux sur un piano désaccordé. Cela donne une approche assez juste de Satie quand elle joue du Brahms. Surtout à deux heure du matin... Il ne reste plus que de boire un grand verre de vodka pour ce rendormir. Dans la cage d'escalier, un tableau est suspendu. Le soir, quand la lumière vacille, il effraie. On y voit quatre carreaux dépolis. Derrière se tient une ombre. Chacun imagine un visage. Le carreau du haut a été cassé lors de l'arrivée mémorable du piano à queue. La pianiste qui n'a pas l'oreille musicale, obstinée, a fait venir son instrument dans son mini studio sous les toits. La cage d'escalier est étroite et les déménageur ont souffert. Un sol dièse s'est décroché et a percuté le carreau du haut du tableau. Cet incident mineur, a permis de voir le vrai visage à travers la cassure. C'est un visage mi-Mona mi-Maryline. Sept adultes et quatre enfants voient chacun quelqu'un de différent. Le soir pour éviter le regard inquisiteur de ce visage je n'allume pas l'éclairage dans les escaliers.
Ce soir, armé d'une lampe de poche, je suis allé voir le tableau. je voulais le décrire dans une note que j'aurai lancée sur la toile virtuelle. Surprise, tous les carreaux étaient cassés. Cela explique le vacarme de 23h attribué à la pianiste. Le visage avait disparu. Un bristole était accroché par une punaise jaune. J'ai décroché la carte de visite. Il y avait un nom inscrit en majuscule: FANTOMAS. Un rire inquiétant a retenti dans la maison avant que celle-ci ne disparaisse...
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
The Frick Collection 1 East 70th Street, New York Tableau intitulé: "Gisèle, Buenos Aires, janvier 1947" embarqué à bord Super Constellation STOP Décollage ce soir de Orly à 20H5 STOP Le colis porte le No23456 STOP Tenez-nous au courant STOP Georges Salles, directeur des Musées de France
Le Super Constellation disparait dans la nuit avec à son bord 11 membres d'équipage et 37 passagers...
Le 28 octobre 1949 vers trois heures du matin l'aéroport de Santa Maria, aux Açores, donne l'alerte. Elle a perdu le contact avec le Paris - New-York...
Cette catastrophe aérienne à fait la une des journaux. 67 ans après, on évoque souvent cette tragédie en y associant un boxeur et une chanteuse. Le tableau "Gisèle", qui devait être l'oeuvre maîtresse d'une exposition présentée au "The Frick Collection", à New-York, n'a jamais été retrouvé parmi les décombres du Super Constellation. Le tableau représentait Gisèle léchant les vitrine d'un joailler à Buenos Aires. La scène est vue depuis l'intérieur du magasin. En arrière plan, il y a l'amorce d'une voiture noir. Gisèle serait vêtue d'un ensemble bleu. Elle contemple des bagues. Il n'existe aucune photographie de ce tableau devenu, depuis sa disparition, mythique. Il reste peu de gens qui ont vu cette peinture et la mémoire de son image s'étiole... Les rumeurs les plus folles courent au sujet du modèle qui a incarné Gisèle. Certains disent que se serait Jakie, d'autres prétendent que c'est Maria. Les plus hardis penchent pour Greta ou Marlène...
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com
La cafetière italienne grésille sur les flammes de la gazinière. Lundi, jour de congé, jour propice pour faire la balade dite de "la classique de l'aéroport". Une petite heure de marche de Wabern jusqu'à l'aéroport de Belp-Berne. Le ciel est un peu voilé. La température agréable laisse songer que l'arrière-été va se prolonger jusqu'à Noël! Les asters fleurissent, les framboisiers remontent, les pommes arrivent à maturité et les vaches ruminent, couchées en ligne à la lisière d'un petit bois de sapin. Pendant la pause café, au restaurant de l'aéroport, arrivée du vol SX0601 en provenance de Vienne et du vol AGV33L, vol affrété par Air Glacier, en provenance de "La Madrague" (Saint-Tropez). Les passagers pour Berlin ne vont pas tarder à embarquer... La cuisine embaume le café. C'est un Candelaria, torréfié à l'Adriano's bar. Lundi soir, les chefs du monde imaginent, comme tout les débuts de semaine, des scénarios pour déclencher une guerre thermonucléaire. Lundi soir, je sèche en regardant un tableau qui pourrait nourrir un billet. Ce tableau a été entrevu à l'aéroport. Un passager l'a reçu d'un coursier à vélo. Il a décloué du chassis, roulé et glissé la toile dans sa besace. Il a tranquillement passé la sécurité et s'est installé dans la salle d'attente. On le distingue sur la photographie ci-dessous, en ombre chinoise, portant une casquette. Il a embarqué sur le vol de Berlin. Lundi soir, l'odeur du café titille les narines. La TSF annonce, au journal de 22h00, le vol d'un tableau au musée d'art de la Ville fédérale. Une toile de valeur. On y voit deux personnages. Les couleurs de cette toile disparue sont automnales. La particularité de ce tableau, est que les deux personnages sont des personnes réelles qui jouent un morceau de leur vie. La police recherche donc un tableau et signale la disparition d'un homme et d'une femme. Après la téléréalité, le tableau vérité remplit les musées de visiteurs avides d'histoires croustillantes. Je suis donc un témoin clé de cette étrange histoire. Je suis enfermé chez moi. Les chats du quartier font le guet. Une bande très organisée est à l'origine de ce vol. Lundi soir, je vais me mettre au vert quelques temps. Je quitterai mon appartement par la tuyauterie du lavabo et je passerai une quinzaine à Gspon...
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Séduction Nicolas Ordinet
Texte libre
La belle histoire du lundi
Le haut-parleur, "Les passagers à destination de Bruxelles, vol SABENA 221, sont priés de se rendre porte numéro 14."
Elle, assise au bar, la pointe de ses chaussures à talon posée sur l'armature consolidant le tabouret, un tabouret dit de bar, "Dans trois heures je serai chez moi. Repassage et aspirateur, récupérer les enfants chez la voisine, préparer le souper."
Lui, en costume foncé, les chaussures posée à plat sur le bas du tabouret de bar, sirote une limonade, "Il faudra que je boucle mon article pour mercredi"
La piste est sèche. Le ciel est couvert. Le printemps lutte contre les derniers soubresauts de l'hiver. Un Boeing 707, de la Pan Am, passe au ralenti devant les fenêtres du bar de l'aéroport. Il arrive de New York.
L'autre, également en costume foncé, les coudes appuyés sur le bar, fume une "Gitane" et boit à petite gorgée une bière, il est à gauche, dans le plan, en amorce, "Mon voisin tente de séduire la seule femme de ce bar. Je ne vais pas tarder à mettre mon grain de sel."
Elle, tout en dialoguant avec lui, boit un bloody mary et regarde l'autre, celui qui est en amorce dans le plan, "Mercredi je dois emmené Gabrielle chez le médecin pour un contrôle".
Le haut-parleur, "Les passagers du vol Pan Am 809, en transit pour Berlin, sont priés de se rendre à la salle d'attente 3.
A ce moment-là, la belle histoire du lundi, tourne au cauchemar. Des alarmes retentissent de partout. Le cerveau, surchargé de travail annonce une panne d'écriture qui débouche sur une page blanche. Une page immaculée de plus. Au fil des débuts de semaine, le néant s'accumule. Un livre blanc pourrait être édité en fin d'année.
La maîtresse, "Je ramasse les copie dans dix minutes".
Dix minutes pour finir le bloody mary, courrir à la porte no 8, pour embarquer sur le vol SR349 à destination de Zurich et dénouer l'intrigue entre Lui, Elle, l'autre, la piste et le haut-parleur situé au-dessus de la machine à café. Le haut-parleur situé au-dessus de la machine à café, mais l'histoire n'aurait donc jamais décollé de l'Adriano's bar*? Un couple s'embrasse, le serveur astique les verres, il est bientôt minuit, l'heure de fermeture.
*Les habitués savent que l'Adriano's bar est en plein centre de la Ville fédérale, en face du Zytglogge.
Pour réussir un Bloody mary
4 cl de vodka
12 cl de jus de tomate
0,5 cl de jus de citron
0,5 cl de sauce Worcestershire
2 gouttes de sauce Tabasco, piment de Cayenne, pili-pili, raifort, poivre, sel…
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com
Le tintement des nivéoles, qui s'épanouissent au pied du tilleul, dans le parc, l'a tirée de sa torpeur.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Quatre à quatre, Elle monte les marches de l'escalier qui mène aux combles. Elle rassemble le décor de printemps disséminé ça et là. Elle empoigne sacs, gravures, tapis, petits meubles et, en quatre aller et retour, tout est posé au milieu du salon.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
La radio est allumée. Le programme ronronne jusqu'à ce que le speaker annonce une chanson de Pierre Perret, "C'est le printemps". Il prie les oreilles chastes de s'éloigner des transistors. Elle sourit, elle adore cette chanson pleine de rythme et un peu... leste!
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Prestissimo, en suivant la cadence effrénée de la chanson, elle décroche les tableaux aux paysages d'hiver, remplace les tentures par de légers volages, achève le bonhomme hiver au chalumeau, elle installe d'élégantes aquarelles printanières aux murs du salon.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Elles sélectionne les disques du moments, "Au printemps" de Jacques Brel, "Le printemps est arrivé" Michel Fugain et le Big Bazar, Le sacre du printemps de Stravinsky, un LP de 1958, Ernest Ansermet dirige l'Orchestre de la Suisse romande, une version jazz du printemps, extraite des quatres saisons de Vivaldi, Richard Galliano à l'accordéon...
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Le printemps météorologique a commencé depuis le 1er mars, le début du printemps phénologique est commencé, dans les alentours de la Ville fédérale, depuis la floraison des crocus botaniques, l'équinoxe de printemps est prévue pour bientôt.
Elle se dépêche pour tout mettre en place. Elle peste de ne plus être agile, comme dans sa jeunesse.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Elle installe un vase avec quelques narcisses sur le marbre devant la fenêtre. Elle remporte le décor d'hiver dans les combles de la maison, vérifie que tout est en place. Elle maudit le réchauffement climatique qui avance les saisons. Elle aime tant les grasses matinées. Elle jette un dernier regard sur le parc et dans le salon. Tout est prêt. Elle saisit un petit bocal, posé sur le rebord de la fenêtre, ouvre le couvercle. Une poussière d'or s'échappe du bocal et envahit le salon, le parc, le ciel,la poussière brille dans le soleil. Le printemps est lancé. Elle referme prestement le couvercle. Il ne faut pas gaspiller la précieuse poussière. Épuisée par tous ces travaux, la fée Mélusine, se laisse tomber dans un fauteuil. Malgré son grand âge, son souffle court et ses rhumatismes, elle vient, une fois de plus, de créer le printemps. Depuis la nuit des temps, c'est Mélusine qui chasse le général Hiver.
Elle s'endort, sereine.
Le petit réveil, posé sur la coiffeuse Charles X, fait un tic-tac joyeux. L'aiguille du réveil est placé sur "printemps", mais la fée Mélusine, qui déjà ronfle, a oublié de remonter la sonnerie...
Jacques Brel - Au printemps
Pierre PERRET C'est le PRINTEMPS en HD
Richard Galliano - Le Printemps (Vivaldi) - Nancy Jazz Pulsations (2014)
Richard Galliano joue "Le Printemps", extrait de Les Quatre Saisons de Vivaldi, à l'Opéra National de Lorraine dans le cadre du festival Nancy Jazz Pulsations, édition 2014.
Production : SUPERMOUCHE PRODUCTIONS. En coproduction avec Vosges Télévision. En association avec Arte France, Mezzo et GIE Lorraine Télévisions.
Printemps
Victor Hugo
Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! Les peupliers, au bord des fleuves endormis, Se courbent mollement comme de grandes palmes ; L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; Il semble que tout rit, et que les arbres verts Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers. Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ; Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre, A travers l’ombre immense et sous le ciel béni, Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.
Le brouillard colle aux toits des maisons de la vieille ville de Berne et estompe la coupole du Palais fédéral aux regards des visiteurs. Un froid cru s’insinue jusque dans l’âme des habitués de l’Adriano’s bar. En ce mardi gris et sans horizon, une odeur de café rôti embaume la salle du bar. La machine à torréfier tourne, tourne, sous le regard goguenard des ventilateurs-plafonnier au repos.
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure